En quelques décennies, la quasi-totalité des Etats de la planète ont ouvert en grand leurs frontières aux mouvements de marchandises et de capitaux et se sont convertis à la dérégulation des activités économiques et financières. Ils ont ainsi offert à la finance spéculative un immense champ d’action et se sont dessaisis d’instruments essentiels de leur politique économique et sociale.
Cette démission de la puissance publique condamne les peuples à un mode de vie façonné par les exigences de la croissance et du rendement financier à court terme, et la planète à une exploitation forcenée de ses ressources.
Les théories économiques qui se sont ainsi imposées, version simpliste et mécaniste des théories libérales, ont été démenties par l’accumulation de crises et de misère qu’elles ont provoquées ou amplifiées. Le maintien de leur règne résulte des puissants intérêts financiers qu’elles ont constitués ou renforcés. Il résulte aussi du support des grandes institutions financières internationales, qui trahissent de ce fait la mission qui leur a été confiée au sortir de la seconde guerre mondiale.
Cette situation n’est pas irréversible. Les privilèges exorbitants que la puissance publique a consentis à l’économique et à la finance, elle peut les reprendre. A défaut, elle portera la responsabilité d’avoir, désormais en connaissance de cause, abandonné les peuples au règne de la cupidité aveugle et les générations à venir à de redoutables échéances.
Les objectifs de ce manifeste sont de convaincre qu'il nous faut réagir contre ce mouvement qui nous emporte.
Il peut être consulté dans sa version complète ou sous forme de note de synthèse.