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Quand communisme et christianisme se rejoignent, le monde semble marcher sur sa tête !

Textes et données d'approche générale de la crise

Quand communisme et christianisme se rejoignent, le monde semble marcher sur sa tête !

Messagepar Demos » Mer 15 Juil 2015 15:10

http://www.lefigaro.fr/international/2015/07/09/01003-20150709ARTFIG00023-l-entree-en-scene-tres-politique-du-pape-francois-en-bolivie.php

Voilà peut-être un moment historique, le pape Francois (il refuse qu'on l'appelle François Ier), représentant l'une des institutions les plus conservatrices de ces derniers siècles, nous propose un discours totalement nouveau, que je qualifierais volontiers de révolutionnaire, tant il est rare d'entendre une personne de ce rang, se découvrir à ce point.

Tout d'abord, le simple fait de rencontrer le président bolivien, Evo Morales, m'apparaît déjà comme une réelle transgression. Rappelons-nous que ce dernier n'est pas le bienvenu pour certains pays européens, comme la France, l'Italie, L'Espagne ou même le Portugal, qui lui ont tous interdit l'accès à leur espace aérien après un voyage officiel en Russie pour assister au sommet des pays producteurs de gaz (pour info, depuis 1945, aucune nation au monde n’avait empêché un avion présidentiel de survoler son territoire).
Ce dernier publiera d'ailleurs un article dans le monde diplomatique :

« Moi, président de la Bolivie, séquestré en Europe», Le Monde diplomatique,? août 2013. (pour info, son avion avait été forcé d'atterrir en Autriche, ou il a dû attendre 14 heures avant de pouvoir redécoller).

Mais contrairement aux "attentes", le pape Francois semble être venu apporter son soutien au gouvernement bolivien, et à son président, Evo Morales, dirigeant du MAS, mouvement vers le socialisme. Déjà un parti politique intéressant en soi. Pas un parti socialiste, un parti vers le socialisme. La puissance des mots peut jouer son rôle. Et il faut dire, cette notion de mouvement, cette nécessité de l'action, nous semblent fort éloignées de nos habitudes particratiques européennes.
Ou tout semble figé, voter à gauche, voter à droite, finalement, quelle différence?
A voir les résultats affichés par la politique mise en action en Bolivie, on en vient parfois à doucement rêver d'une plus grande mobilisation citoyenne, et d'une mise en action plus efficace de la citoyenneté.

Se pose d'ailleurs la question de l'impact d'une société consumériste. Peut-on décemment espérer, en tant que sur-consommateur, prendre part à un mouvement politique, à une pensée plus ouverte et politique? Ne prenons-nous pas tous le risque, en nous laissant distraire, de laisser cet espace de manoeuvre à des forces que nous préférerions voir plus contenues?

Cette question est clairement posée par le pape :

En effet, explique-t-il, «le bien-être qui fait référence seulement à l'abondance matérielle tend à être égoïste, à défendre les intérêts de parties, à ne pas penser aux autres, et à se laisser porter par la tentation du consumérisme». Cette attitude fait «le nid de conflits et de désagrégation sociale», elle «engendre le mal de la corruption qui décourage autant qu'il fait de mal.». Au contraire, «le bien commun» est «supérieur à la somme des intérêts particuliers» parce qu'il est un «passage» entre ce qui «est ‘‘meilleur pour moi'' à ce qui ‘‘est meilleur pour tous''».


Toute la question maintenant, est de savoir quel bien commun on va défendre. Parce que le bien commun vendu par Adolf Hitler ou Joseph Staline, et bien je pense que nous nous en passerions tous volontiers. Le bien commun vendu par Apple, Coca Cola ou la fabrique nationale ne me plaît guère plus volontiers. Et c'est là que le pape nous étonne le plus. Il vient soutenir un bien commun, très proche de l'humain. Un bien commun qui s'oppose à la société de consommation, et réalise des avancées considérables en matière écologique et sociale. Un bien commun, très loin des technocrates, honni d'ailleurs par ces derniers.

Il a alors lancé cet appel: «Il est urgent que nous posions les bases d'une écologie intégrale qui comprenne clairement toutes les dimensions humaines dans la résolution des graves problèmes socio-environnementaux de nos jours». Sans quoi, a pointé François «les glaciers de ces montagnes continueront à reculer…» Mais pas seulement: «La conscience du monde que nous voulons laisser, ses valeurs, elles aussi, fondront comme ces glaciers!» Car, a-t-il martelé: «Tout est lié, nous avons besoin l'un de l'autre». C'est une «écologie sociale» et ce sont «les familles les plus vulnérables sans protection» qui paient l'addition. Il récuse donc toutes «pseudo-solutions» car elles sont inspirées, assure-t-il, par une «claire colonisation idéologique».


On pensera assurément à ce nouveau mouvement, le sociétalisme :

Mouvement citoyen mondial qui préconise, pour l’essentiel, l’instauration d’un système économique et politique basé sur les Droits de l’Homme et le respect de l’environnement, la réappropriation de la création monétaire par la collectivité, la gestion planétaire des biens communs non renouvelables ou nécessaires à la vie, la répartition des enrichissements collectifs nationaux sous forme de dividendes distribués équitablement à chaque citoyen, la démocratie participative locale et régionale dans un cadre de subsidiarité. La finalité est l’existence de « la société humaine » au travers de son épanouissement, ce qui conditionne réciproquement l’épanouissement de chacun des individus la composant.


Serait-on à la croisée d'une nouvelle ère politique. Où ce qui rassemblera les hommes et permettra peut-être de limiter les différences, se définira simplement par une petite préposition? Vers le socialisme, Vers le christianisme? Ce petit "vers" pourrait-il être la clé? En effet, il s'agirait plus ici de se définir comme faisant partie d'un mouvement en marche plutôt que par une appartenance à un parti politique ou à une idéologie. Ce qui devrait permettre une plus grande ouverture aux autres. On sortirait de cette radicalité, je suis "communiste", "socialiste", "chrétien", pour rentrer dans une nouvelle manière de se définir. Je vais vers le christianisme, vers le communisme, vers le libéralisme. Le simple fait de se penser en route vers, nous obligerait aussi à nous remettre en question. Suis je sur la bonne voie ?
Demos
 
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