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L'économie britannique à l'épreuve de la crise de la zone €

Données et opinions relatives au Royaume-Uni

L'économie britannique à l'épreuve de la crise de la zone €

Messagepar voxpop » Sam 25 Fév 2012 18:37

Le Monde.fr nous livre des commentaires de Cyril Régnat, stratégiste chez Natixis, sur l'impact de la crise européenne sur l'économie britannique :

" Le Royaume-Uni va-t-il subir le même sort que la France ? Si Londres fait régulièrement figure à part dans l'Union européenne, il pourrait bientôt rejoindre le train des mauvais élèves de la zone euro – du moins, si l'on en croit Moody's. L'agence de notation a en effet placé, lundi 13 février, le triple A britannique sous perspective négative.
Pour le gouvernement du premier ministre conservateur, David Cameron, cet avertissement sonne comme un "rappel à la réalité", l'encourageant à poursuivre sans faillir la politique d'austérité. "Moody's est très claire : c'est seulement la 'nécessaire consolidation budgétaire' du gouvernement qui empêche un déclassement immédiat" de la note du pays, a souligné, mardi, le ministre des finances britannique, George Osborne. "


Comment expliquer que la notation de la Grande-Bretagne soit meilleure que celle de la France, alors que :
- les exportations anglaises sont largement dépendantes de la bonne santé de la zone Euro (à hauteur de plus de 50 %) ;
- la Grande-Bretagne est entrée en récession au 4ème trimestre 2012 ;
- le chômage renoue avec les sommets connus il y a une quinzaine d'années ;
- le déficit public est encore plus prononcé qu'en France, de même que le taux d'endettement rapporté au PIB ?

La réponse est la suivante : " Comme celle du Japon, la dette souveraine du Royaume-Uni est majoritairement domestique. Le Trésor britannique a récemment vendu des obligations à 50 ans, et 95 % des investisseurs étaient des Britanniques". Or la logique veut que les premiers investisseurs à vendre en cas de problème sont les investisseurs non résidents. La dette britannique est donc moins sensible en cas de choc et plus résiliente que ne le sont les dettes de la plupart des pays européens. "

Bel exemple de pragmatisme anglo-saxon, venant d'un pays pourtant voué à la finance internationale !
La France a suivi, depuis quarante ans, la voie inverse : loi de 1973 interdisant à la Banque de France de financer les collectivités publiques ; transfert de la dette publique des ménages vers des organismes financiers non-résidents ; abandon de la prérogative monétaire étatique au profit de la Banque centrale (et maintenant de la BCE).
voxpop
 
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