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Selon Le Monde.fr : " Le FMI admet qu'il n'existe pas de seuil critique de la dette publique "

Origine et situation des dettes publiques, en Europe et ailleurs - Politique et pouvoir monétaires

Selon Le Monde.fr : " Le FMI admet qu'il n'existe pas de seuil critique de la dette publique "

Messagepar scripta manent » Mer 19 Fév 2014 16:07

Selon un écho du Monde.fr de ce jour (19 février 2014) :
" Nous n'avons trouvé aucune preuve d'un seuil particulier d'endettement au-dessus duquel les perspectives de croissance à moyen terme seraient significativement compromises. "
C'est la conclusion à laquelle sont parvenus trois chercheurs du Fonds monétaire international dans une étude qu'ils viennent de publier sur le sujet, intitulée " Dette et croissance : y a-t-il un seuil magique ?
". Cette analyse remet en question un article de 2010, assurant qu'un taux d'endettement public supérieur à 90 % du PIB entraîne systématiquement une baisse du taux de croissance, quel que soit le niveau de développement du pays. Cette publication, déjà contestée en 2013, avait eu une forte influence sur la mise en œuvre de politiques de rigueur dans les pays du sud de l'Europe.

Un article plus substantiel du Monde Economie revient en détail sur cette nouvelle, qui réveille une controverse sur l'éventualité d'un seuil au-delà duquel la croissance serait pénalisée.
Il est introduit comme suit :
" La croissance d'un pays ne ralentit pas automatiquement lorsque sa dette publique dépasse le seuil de 90 % du PIB. C'est la conclusion à laquelle parviennent Andrea Pescatori, Damiano Sandri et John Simon dans une étude qu'ils viennent de publier sur le sujet, et intitulée « Dette et croissance : y a-t-il un seuil magique ? » (« Debt and Growth: Is There a Magic Threshold? »).
Ces trois chercheurs du Fonds monétaire international (FMI) apportent ici une nouvelle pierre à la polémique qui a violemment agité le monde académique – et politique –à l'été 2013.
L'affaire remonte à 2010, lorsque deux pointures de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, publièrent un article assurant qu'un taux d'endettement public supérieur à 90 % du PIB entraîne systématiquement une baisse du taux de croissance. Et ce, quel que soit le niveau de développement du pays.
Leur démonstration eut une influence majeure sur la conception des plans d'ajustement mis en œuvre dans les pays du sud de l'Europe. Olli Rehn, le Commissaire européen aux Affaires économiques, cita ainsi à de nombreuses reprises l'article afin d'encourager les pays en difficulté dans la zone euro à prendre des mesures de rigueur.
Problème : une partie des équations des deux économistes était fausse ! En 2013, deux étudiants de l'université Amherst du Massachussetts ont ainsi identifié plusieurs erreurs grossières dans les formules de calculs Excel qu'ils ont utilisées.
De plus, les données de certains pays, la Nouvelle-Zélande, le Canada et l'Australie, ont été exclues sans motif justifiable du champ de leur enquête.
"

Pour accéder à l'article complet du Monde, aux liens qu'il comporte et au débat qu'il a suscité : Le Monde
scripta manent
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