» Pour vous inscrire : Inscription           » Si vous êtes déjà inscrit : Connexion           » Pour nous contacter : Contact

Selon Der Spiegel, les investisseurs se détourneraient des économies émergentes (les "BRICS")

Selon Der Spiegel, les investisseurs se détourneraient des économies émergentes (les "BRICS")

Messagepar voxpop » Mer 12 Fév 2014 22:10

Sous le titre " Effet boomerang ", Le Monde.fr de ce jour (12 février 2014) se fait l'écho d'un article paru sur Spiegel Online International :
" Douze ans après la ruée vers les BRICS, les capitaux recommencent à abonder vers l'Occident. Der Spiegel explique pourquoi le déclin de l'Europe et des Etats-Unis n'était qu'une illusion, et pourquoi ce récent retournement de situation est dangereux pour les pays du Sud concernés. "

L'article du Spiegel s'ouvre comme suit :
" Until recently, investors viewed China, Brazil and India as a sure thing. Lately, though, their economies have shown signs of weakness and money has begun flowing back to the West. Worries are mounting the BRICS dream is fading. "

Et sa conclusion mérite d'être citée intégralement, car ce qu'elle évoque n'est rien moins qu'une perspective de remise en cause d'une large part du dogme ultralibéral :
" O'Neill, for his part, has embarked on a new path. The man who once managed some $800 billion for Goldman Sachs quit his job at the investment bank last April. He took some time off, began filming country profiles for the BBC and is now promoting investment in countries like Mexico and Nigeria. Now 56, O'Neill told SPIEGEL that he always felt like "an outsider in my industry." He has found a new issue to focus on in his films: Social justice.
O'Neill believes that the global economy finds itself at something of a divide. It is not so much one that runs between industrialized countries and the developing world so much as between the global rich and poor. He speaks of the headlines made by the pope and by New York's new mayor with their speeches focusing on income inequality and growing societal splits. He believes that we could be in the early stages of a redistribution of wealth, one which places less emphasis on capital and more on climbing incomes among the lower classes, propelled by taxes or minimum wage laws.
And, he adds, "we as investors" clearly have to take such developments into account. But also as human beings.
"

Et cela nous vient de " O'Neill, celebrated by Businessweek as a "rock star" in the industry, looked for years like a vastly successful prophet. "
L'homme qui, voici une douzaine d'années, s'engouffrait dans la spéculation sur les économies émergentes, redécouvre les vertus des " good old countries ", de la réduction des inégalités, de la justice sociale et du respect de l'être humain.
Bonne recrue !
voxpop
 
Messages: 304
Enregistré le: Ven 24 Fév 2012 11:41

Re: Selon Der Spiegel, les investisseurs se détourneraient des économies émergentes (les "BRICS")

Messagepar causonsen » Lun 24 Fév 2014 16:17

Ce jour (24 février 2014), un écho du Monde confirmerait le retour en grâce de la " vieille Europe " aux yeux des investisseurs :
" "Mon équipe d'investissements est soucieuse de faire beaucoup d'argent assez rapidement en Europe, par exemple en injectant des capitaux dans les banques qui en ont besoin au plus vite"
George Soros souhaite investir dans le secteur financier européen, rapporte dimanche Der Spiegel, qui publie un entretien que lui a accordé l'homme d'affaires, qui y expose son optimisme sur l'euro. soulignant que la zone euro avait précisément besoin de ce type d'investissements. Fondateur du Soros Fund Management, George Soros est l'un des gestionnaires de fonds dont l'activité est surveillée le plus étroitement par les autres investisseurs. Son équipe, a-t-il dit, pourrait également investir en Grèce. "Les conditions économiques se sont améliorées dans ce pays. Désormais, la question est celle de savoir si l'on peut y gagner de l'argent durablement. Si cela se révèle possible, alors nous investirons." Il a par ailleurs fustigé l'attitude adoptée par l'Allemagne, en particulier sa volonté d'imposer à tous une austérité qui a aggravé les effets de la crise.
Si les marchés financiers de la zone euro ont renoué avec le calme, il n'y a toujours pas de reprise durable, a-t-il noté. "Je crains que la zone euro fasse l'expérience d'une longue phase de stagnation économique semblable à celle que le Japon a traversée au cours des vingt-cinq dernières années", a-t-il dit.
"

Au passage, on voit que George Soros, parmi bien d'autres maintenant, égratigne l'Allemagne, qu'il considère comme le principal promoteur de la politique d'austérité en Europe.

Concernant George Soros, on pourra lire aussi : La globalisation selon Georges Soros, parole d'expert
causonsen
 
Messages: 309
Enregistré le: Mar 13 Mar 2012 19:15


Retourner vers Economie et société

 


  • { RELATED_TOPICS }
    Réponses
    Vus
    Dernier message

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 1 invité

cron