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Europe: les hommes de Goldman Sachs

Pour essayer d'y voir plus clair sur les mécanismes financiers et spéculatifs qui sont à l'oeuvre

Europe: les hommes de Goldman Sachs

Messagepar pierre » Mer 23 Nov 2011 16:33

Je ne fais pas de procès d'intention sur les options politiques que prendront ces experts. Qui vivra verra ...

MEDIAPART plante ainsi le décor :

" Les hommes qui ont participé à un ancien monde, peuvent-ils être ceux qui en imaginent un nouveau ? Sous l'impulsion d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, l'Europe a décidé d'éluder la question. Prétextant l'urgence de la crise, le couple franco-allemand a mis entre parenthèses la démocratie (notre article ici) pour provoquer la constitution de gouvernements d'experts, dispensés de recourir aux urnes.

Lucas Papademos en Grèce, Mario Monti en Italie.... Cela a, aux yeux de Berlin et de Paris, un peu plus de crédibilité que les gouvernements usés et conspués de Georges Papandréou et Silvio Berlusconi. Place donc aux eurocrates. Ils ont le mérite, insiste-t-on, de comprendre à la fois les marchés et les rouages de l'Europe.

Mario Monti, en Italie, a ainsi décidé de cumuler les fonctions de président du conseil et de ministre de l'économie. Exit les politiques: l'ancien commissaire européen a présenté ce mercredi un gouvernement resserré comptant dix-sept ministres. Ils sont tous technocrates, sauf un qui est banquier! Il s'agit de Corrado Passera, directeur général d'Intesa San Paolo, première banque italienne de détail, qui prend la tête d'un énorme ministère regroupant développement, grandes infrastructures et transports.

Et Mario Monti a eu cette magnifique explication pour justifier la disparition des politiques: «Je suis parvenu à la conclusion que l'absence de responsables politiques dans le gouvernement faciliterait la vie à l'exécutif, enlevant des motifs d'embarras.»

Sont-ils vraiment les hommes de la situation ? Car à y regarder de plus près, ces hommes ont été de toutes les expériences passées de l'Europe. Ils ont eu non seulement un rôle actif dans son évolution mais ont aussi, si ce n'est initié, au moins couvert les trucages, les manipulations, les errements qui se trouvent aujourd'hui au cœur de la crise de l'Europe et de l'euro.

Avec Mario Draghi, le nouveau président de la Banque centrale européenne, ils ont formé un trio qui a été au cœur des problèmes des dettes souveraines, entretenant une proximité plus qu'étroite avec Goldman Sachs et les banques américaines sur le sujet. Les mêmes banques qui aujourd'hui spéculent contre les Etats européens et l'euro.

Cela fait des années que Goldman Sachs a infiltré les plus hauts sommets de l'Etat américain. Régulièrement, la banque américaine accepte de prêter généreusement ses anciens dirigeants au gouvernement américain, au nom de « l'intérêt général ». Depuis des années également, Goldman Sachs a pris toutes ses aises dans les couloirs de la Commission européenne. Mais jamais jusqu'alors, elle n'avait pratiqué un tel entrisme jusqu'aux rouages les plus élevés de l'Europe.

La proximité de Mario Draghi avec la banque de Wall Street a été soulignée avant même sa nomination à la présidence de la Banque centrale européenne pour succéder à Jean-Claude Trichet. Après son passage à la direction du Trésor italien, il est devenu senior advisor de la banque de 2002 à 2005.

Aujourd'hui, le réseau Goldman Sachs s'étoffe. Le nouveau premier ministre italien, Mario Monti, est conseiller de Goldman Sachs. Quant à Lucas Papademos, avant de prendre la tête du gouvernement grec, il était gouverneur de la banque centrale grecque de 1994 à 2002, avant de devenir vice-président de la BCE. Il a donc eu un rôle clé au moment du passage de l'euro en Grèce. A ce titre, il est difficile d'imaginer qu'il ait tout ignoré du trucage en règle des comptes du gouvernement grec, organisé justement sous la houlette de Goldman Sachs.
Les yeux fermés de Lucas Papademos

Il faut revenir à cette affaire. Car ces trois hommes se sont retrouvés acteurs ou témoins de cette scène du crime, celle qui a instillé le doute sur l'euro, avant de provoquer une réaction en chaîne sur les dettes des Etats européens.

Tout a commencé en novembre 2009 lorsque Georges Papandréou, tout juste élu, décida de faire une opération vérité sur la gestion de ses prédécesseurs. Tout était faux, devait-il avouer. Le déficit, expliqua-t-il alors, n'était pas de 5,8% mais de 12% du PIB, l'endettement n'était pas de 90% mais de 120% du PIB. A cette occasion, le gouvernement grec reconnut qu'en fait la Grèce n'avait jamais rempli les critères de convergence exigés dans le cadre du traité de Maastricht. Dès le début, il y avait eu mensonge. Et le truquage avait été organisé par Goldman Sachs.

De longues enquêtes publiées par la suite par le New York Times et le Spiegel ont expliqué comment cela avait été possible. Constatant qu'il n'était pas dans les clous, le gouvernement grec eut recours, sur les conseils de la banque de Wall Street, à des montages pour masquer l'écart. Un prêt d'un milliard de dollars lui fut consenti en 2000, grâce à l'entremise de Goldman Sachs. Mais afin d'éviter de devoir l'inscrire dans les comptes publics et ainsi augmenter l'endettement, l'opération fut montée à travers un véhicule spécial : «Ariane», sans doute pour montrer le caractère labyrinthique et opaque de l'opération.

C'est cette entité qui reçut le prêt. Mais grâce à la créativité financière, ce prêt fut transformé en un simple échange de devises. Ainsi nul besoin de l'inscrire comme une dette supplémentaire. En contrepartie, le gouvernement grec gagea ses remboursements sur les recettes futures tirées de la loterie nationale.

L'année suivante, la Grèce réitéra la même opération, à travers une nouvelle entité, toujours aussi bien nommée, «Eole», tant la construction était venteuse. Cette fois, le prêt fut gagé sur les recettes futures des aéroports. Ces montages, qui ne sont pas très éloignés de ceux des partenariats publics-privés, rapporteront 300 millions de dollars à Goldman Sachs.

En 2005, le nouveau ministre grec des finances, George Alogoskoufis, dénonça ces opérations qui privaient le gouvernement d'importantes recettes, les aéroports et la loterie nationale étant devenus de fait des concessions de Goldman Sachs. La banque, «pour restaurer ses bonnes relations avec la République grecque», accepta de renégocier par la suite les montages et l'essentiel des titres furent revendus à la Banque nationale de Grèce.

Fin 2009, alors que le gouvernement grec luttait déjà contre l'étranglement financier, les dirigeants de Goldman Sachs, qui avait déjà commencé à spéculer allégrement sur la dette grecque au travers du marché des CDS, retournèrent à Athènes pour proposer de renouveler la même opération, en la gageant cette fois sur le système de santé ! Le gouvernement déclina la proposition.

De toute façon, ces montages, déjà très critiqués au moment de leur mise en œuvre, étaient désormais interdits dans la zone euro. Goldman Sachs pouvait difficilement l'ignorer. En 2008, Eurostat, l'agence européenne de statistiques, avait dénoncé ces opérations d'ingénierie financière «qui semblent avoir été conçues à dessein pour faire apparaître un résultat comptable, sans relation avec les mérites économiques de l'opération».

S'il y a une personne qui n'a rien pu ignorer de tous ces truquages, c'est Lucas Papademos. Depuis 1994, ce docteur en économie, diplômé du MIT comme Mario Draghi, était gouverneur de la banque centrale de Grèce. Il a occupé ce poste jusqu'en 2002, avant d'être nommé vice-président de la Banque centrale européenne. Durant cette période, sa principale mission a été d'organiser la transition entre la drachme et l'euro. A ce titre, il avait une connaissance parfaite de la situation financière de la Grèce. Il savait qu'elle ne respectait pas les critères exigés par l'Europe.

En tant que gouverneur de la banque centrale, il est difficile d'imaginer qu'il ait été tenu à l'écart des négociations avec Goldman Sachs sur les opérations de prêts et les truquages des comptes. En tout cas, des échanges en devises portant sur un milliard de dollars échappaient rarement aux autorités de tutelle bancaires à l'époque.

Pourtant, pas une question ne lui a été posée sur son rôle dans cette période. Et aujourd'hui, il est présenté comme le seul personnage rigoureux et intègre, capable de remettre de l'ordre en Grèce et d'imposer les plans d'austérité réclamés par l'Union européenne. Que faudra-t-il en déduire si, à l'issue des réformes exigées, il apparaît que les aéroports, la loterie, le système de santé, manifestement très convoités, sont aux mains de Goldman Sachs ?
Les oublis de Mario Draghi

Avant même d'être nommé président de la BCE, Mario Draghi a aussi été rattrapé par la Grèce. Après son départ de la direction générale du ministère italien des finances en 2002, il est devenu senior advisor chez Goldman Sachs. Le communiqué de Goldman annonçant le recrutement de Mario Draghi indiquait que sa mission serait «d'aider la firme à développer et exécuter des affaires avec les principales entreprises européennes et avec les gouvernements et les agences gouvernementales à l'échelle mondiale».

Le futur président de la banque centrale européenne avait-il joué un rôle dans le truquage de la dette grecque pour le compte de la banque ?

Sur la défensive, Mario Draghi a d'abord répliqué qu'il n'avait commencé à travailler pour la banque de Wall Street qu'en 2002, bien après les montages sur la Grèce. Auditionné par le parlement européen avant sa nomination en juin 2011, le banquier italien compléta sa défense :

« Les opérations entre Goldman Sachs et le gouvernement grec avaient été faites bien avant que j'aie rejoint Goldman Sachs. De plus, je n'avais rien à voir avec ce genre d'opérations, ni avant ni après. Je n'étais pas chargé de vendre des services auprès des gouvernements. En fait, je travaillais pour le secteur privé. Et bien que Goldman Sachs ait attendu de moi que je travaille pour le secteur public quand j'ai été embauché, je leur ai dit franchement que, pour avoir été dans le secteur public auparavant, je n'avais ni intérêt, ni goût pour travailler avec le secteur», expliqua-t-il aux députés européens.

L'explication a laissé les députés européens dubitatifs. Comment croire que Goldman Sachs ait accepté de se passer du carnet d'adresses d'un des hommes les plus introduits dans les gouvernements européens et au sein de la Commission, alors qu'il avait été précisément recruté pour cela, au mépris de toute précaution sur les conflits d'intérêts ? "


16 novembre 2011 | Par Martine Orange, sur le journal en ligne Mediapart
Modifié en dernier par pierre le Ven 23 Nov 2012 14:02, modifié 3 fois.
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Re: Europe: les hommes de Goldman Sachs

Messagepar agénor » Ven 25 Nov 2011 11:40

Sur Goldman Sachs, je rappelle le lien vers l'excellent article de Matt Taibbi paru dans le magazine en ligne Rolling Stone (l'article est en anglais. Si un jour j'ai du temps j'ai l'intention de le traduire pour le faire connaître des francophones) :
The Great American Bubble Machine
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" La réputation de Goldman Sachs s’autodétruit lentement "

Messagepar voxpop » Mar 10 Avr 2012 13:26

Sur son blog "Démystifier la finance", le banquier Georges Ugeux publie une note sur les turpitudes de Goldman Sachs, qui a le mérite d'être bien informée et documentée.
Nous la citons intégralement :

" L'editorial publié par le New York Times et écrit par Greg Smith, responsable de l’activité européenne en produits dérivés sur actions de Goldman Sachs à l’occasion de son départ de celle qui fut une prestigieuse firme de Wall Street, a suscité un accès de colère des dirigeants de Goldman Sachs ainsi que des débats dans toutes les directions. L’intéressé considère que l’environnement de Goldman Sachs est devenu toxique et destructif.

Passons sur la manière dont Lloyd Blankfein, le Chairman and CEO et Gary Cohn, le President ont tenté de diminuer « this individual » dans un de ces communiqués de presse dont ils ont le secret et qui, depuis des années, les a enfoncés aux yeux des autorités, des observateurs et meme de l’opinion avisée qui s’intéresse aux vicissitudes de Wall Street. Gageons que le remplacement programmé du responsable de la communication par un ancien press secretary de la Maison Blanche va encore aggraver leur cas. La réponse de l’opinion publique et le battage de clients appelés au secours n’ont fait qu’envenimer les choses depuis deux jours.

Le maire de New York, Michael Bloomberg, un pur produit de Wall Street, traite l'article de "ridicule" et a rendu une visite de solidarité à Goldman Sachs! N'oublions pas que le budget de la ville de New York depend des bonus de Wall Street.

Depuis que Goldman Sachs est devenue une société cotée au New York Stock Exchange, l’engagement de maintenir la même culture a été rapidement foulé du pied par un patron qui vient d’une firme acquise par Goldman dans … le négoce de matières premières. Les meilleurs banquiers de la firme ont quitté depuis longtemps. La cupidité à long terme dont se vantait la firme a depuis lors laissé la place à une cupidité à court terme.

Le catalogue (partiel) des comportements sulfureux qui ont récemment affecté Goldman Sachs est le plus nourri de Wall Street qui s’y connaît pourtant en turpitudes :
- Le fonds Abacus bourré de titres pourris et vendus aux clients de la firme alors que son activité pour compte propres prenait une position inverse lui a valu une amende de 550 millions de dollars.
- La « structuration » de plusieurs milliards de dette grecque en accords de swaps qui ont permis de camoufler l’ampleur de cet endettement a affecté la nomination de Mario Draghi comme President de la Banque Centrale Européenne. C’est Gary Cohn qui menait cette opération qui a rendu la gestion de la crise grecque encore plus opaque et c’est Goldman qui avait facilité un autre camouflage à l’entrée de la Grèce dans l’Euro. En dehors de gagner 300 millions de dollars, la firme n’a jamais été inquiétée.
- La suspicion de parjure dans le cadre d’une déposition devant le Sénat américain par Lloyd Blankfein et son directeur financier n’a jamais été examinée. Si elle avait été instruite, elle aurait pu lui valoir la prison.
- Les bonus extravagants qui ont continué à être versés année après année au Lloyd Blankfein et ses proches collaborateurs dépassent tous les records de Wall Street pour les heureux employés et dirigeants qui ont eu la chance de ne pas être victimes de la purge des dernières années. Meme la SEC est venu hier à la rescousse interdisant à des actionnaires critiquant ces rémunérations de reposer la question à l’Assemblée Générale : les Sœurs de Saint Francois de Philadelphie et d’autres institutions ont été renvoyées. La SEC a-t-elle oublié que Monsieur Blankfein a triplé son salaire en 2012 à $ 2 millions, ce qui justifiait leur démarche insistante contre ces rémunérations pècheresses?
- L’accusation portée contre un de ses administrateurs, Rajat Gupta, l’ancien patron de Mc Kinsey, d’avoir tuyauté un de ses amis gestionnaire du hedge fund Galleon sur des informations confidentielles a abouti à des condamnations pour insider trading.
- Une suspicion pese toujours sur son ancien President, Hank Paulson, qui, lorsqu’il était le Ministre des Finances, a remboursé avec les deniers de l’oncle Sam 10 milliards de dollars à son ancienne firme – et a quelques autres- que lui devait AIG tombée en faillite.
- La faillite (qui sent de plus en plus la fraude) de MF Global dont le patron était un autre ancien CEO de Goldman Sachs, Jon Corzine a vu l’argent des clients utilisé pour satisfaire les exigences de fonds propres au déni de la règlementation américaine.
- Enfin, ce vendredi, Goldman Sachs a annoncé une révision de ses règles sur les conflits d’intérêt. Elle avait été assaillie de critiques pour avoir sollicité et obtenu le mandat de représenter les actionnaires de la société texane El Paso que Kinder Morgan tente d’acquérir. Goldman Sachs est actionnaire a concurrence de plusieurs milliards de…Kinder Morgan. Une baisse du prix de vente enrichirait Goldman. On avait déjà vécu cela lors de l’acquisition par le NYSE (dont le patron est un ancien de Goldman Sachs) d’une firme de Chicago dont Goldman Sachs était actionnaire. Cette attitude contredit la jurisprudence des tribunaux du Delaware qui fixent les règles de gouvernance.

Quelles que soient les réponses sur chacun de ces points, leur accumulation donne beaucoup de crédit aux accusations de Greg Smith. Il s’agit d’un système né de l’arrogance d’une firme qui se croit au-dessus des lois et de l’éthique.

Si le scandale provoqué par la lettre de Greg Smith est tellement grand, c’est qu’aujourd’hui encore, au lieu de reconnaître que Goldman Sachs est devenu un gigantesque hedge fund qui gère son bilan au mieux de ses intérêts, Lloyd Blankfein continue à prétendre que les valeurs et la culture de la firme n’ont pas changé.

Cette transformation d’une firme qui était la plus admirée de Wall Street en une institution spéculative de génie n’est pas un drame. Elle a réussi en trois ans a transformer sa réputation de la meilleure banque d'affaires en un symbole de tout ce que Wall Street a de plus contestable.

Le refus d’admettre que le client est un sujet et non un objet de lucre est une hypocrisie qui n’a que trop duré. Comme l’écrit William Cohan (auteur d'un livre sur Goldman Sachs) dans le Financial Times « Goldman Sachs a, depuis longtemps, renié sa prétention de mettre en premier l’intérêt de ses clients … et tenté en vain de convaincre le public qu’elle continue à vivre sur base de ses principes…C’est un moment existentiel pour Goldman. Il est triste que ses dirigeants ne semblent pas le réaliser».

C’est la distance entre le discours et les comportements qui fait que Goldman Sachs est devenu le symbole des déviances de Wall Street. Elle est loin d’être la seule firme à se comporter de la meme manière. C’est pour cela que Jamie Dimon, le patron de JP Morgan Chase, a précisé qu’il était hors de question de profiter de cet affaiblissement de Goldman Sachs : il est assez intelligent pour savoir que Goldman Sachs éclabousse Wall Street. Reflexe corporatiste ou défensif ?

Au cas où le lecteur serait tenté par l’anti-américanisme primaire, je me permettrai de rappeler que le responsable de la salle des marchés de la Société Générale, Christophe Mianné, a été promu après le scandale Kerviel (dont il était le patron). Sa déposition au tribunal qui a jugé Jérôme Kerviel n’a rien à envier au déni des requins de Wall Street. C'est une anthologie du patron-qui-n'est-pas-responsable.

Enfin faut-il le dire, il y a chez Goldman Sachs comme ailleurs, des banquiers de grande qualité et intégrité. Malheureusement, ils ne sont pas aux commandes de la firme. Comme l’écrit Frank Partnoy, « c’est une occasion pour les régulateurs, et peut être meme pour Wall Street, d’agir humainement et de nous dire que le terme « client » a une vraie signification ».

Laissons à Jacki Zehner, une ancienne partner de Goldman Sachs, le dernier mot. "ce sont des accusations sérieuses faites par une personne crédible et j'espere que cela constituera un rappel à l'ordre du Conseil d'Administration"."
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