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Espionnage par la NSA : l'incohérence de M. Urvoas

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Espionnage par la NSA : l'incohérence de M. Urvoas

Messagepar agénor » Mar 22 Oct 2013 09:32

Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois à l'Assemblée nationale, dénonce dans un entretien au Monde l'attitude des Etats-Unis envers leurs alliés.

On y apprend avec intérêt que la France n'a pas les moyens de se défendre :

La démesure des écoutes auxquelles procèdent les Etats-Unis est proportionnelle aux moyens qu'ils y consacrent. La communauté du renseignement américain bénéficie d'un budget qui avoisine les 75 milliards de dollars par an ; elle se compose de 16 services (on a tout lieu de penser qu'en réalité ils sont au nombre de 17) ; elle emploie près de 110 000 personnes et recourt à de nombreux sous-traitants. Il s'agit donc d'un rouleau compresseur.

En France, le budget annuel du renseignement tourne autour de 10 milliards d'euros pour 6 services. Une lutte technologique s'avérerait vaine. En son temps, l'URSS a trébuché sur de semblables considérations.


Vient alors la question clé : Une réponse européenne est-elle nécessaire ?

Le point de vue de Urvoas est sans ambiguïté :

Le renseignement est un domaine régalien, ultra-régalien même. La défense des intérêts vitaux de la nation ne se mutualise pas. Ce n'est donc pas au niveau européen que cela se joue. Il faut que la France ait une réaction coordonnée et convergente. Une discussion très ferme doit se nouer avec le gouvernement américain, mais aussi avec leurs services. Chacun doit en parler à son alter ego. Le patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) doit en parler au patron de la NSA, le coordinateur national du renseignement en France doit en parler au DNI (Director of National Intelligence) américain, le ministre des affaires étrangères doit en parler au secrétaire d'Etat... Dans le monde du renseignement, l'échange est capital et se réalise sur une base de confiance réciproque. Ce mécanisme me semble aujourd'hui mis à mal. Il faut donc assainir les conditions de la coopération.

Voilà qui s'appelle le langage de la fermeté. Nous voilà pleinement rassurés, les patrons des services français vont parler à leurs homologues américains.

Cerise sur le gateau, Urvoas ajoute :

il ne faut pas se faire d'illusion. Les Etats-Unis continueront à nous espionner. Imaginer qu'ils puissent cesser est une douce utopie. Mais ce n'est pas une raison pour être une victime consentante.

C'est sûr, débattons-nous un peu. Ca donnera toujours l'illusion à l'électorat qu'on fait quelque chose...
agénor
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