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Etude économique du Royaume-Uni, par l'OCDE

Données et opinions relatives au Royaume-Uni

Etude économique du Royaume-Uni, par l'OCDE

Messagepar causonsen » Lun 02 Mar 2015 16:41

L'OCDE vient de publier une étude économique sur le Royaume-Uni, assortie de recommandations.

Nous en citons la synthèse :

" Principales conclusions

Après une période de croissance en demi-teinte dans le sillage de la récession mondiale, la hausse de l’activité économique du Royaume-Uni s’est redressée depuis le début de 2013 pour s’établir à 2.6 % en 2014, soit, pour cette année, la plus forte performance des pays du G7. Sur fond de croissance ténue dans la zone euro, la reprise a bénéficié de l’impact cumulé des mesures de large portée prises par les pouvoirs publics. Parmi celles-ci, on peut citer une politique monétaire très accommodante et des mesures destinées à soutenir les activités de prêt et à redynamiser le marché immobilier. En matière de politique budgétaire, quelques mesures d’assainissement supplémentaires ont été prises, mais les stabilisateurs automatiques ont continué à jouer à plein. L’emploi a renoué avec sa tendance d’avant la crise et atteint aujourd’hui des niveaux inégalés. Toutefois, depuis 2007, la faiblesse de la productivité de la main-d'œuvre pèse sur les salaires réels et le bien-être. La viabilité de l’expansion économique et la poursuite des progrès dans les niveaux de vie dépend de la capacité à stimuler la hausse de la productivité, qui va rester un défi de taille pendant les années à venir.
Mettre en œuvre des politiques macroéconomiques propres à assurer une reprise équilibrée. La politique monétaire est restée très expansionniste pendant quelque temps. Jusqu’ici, les tensions inflationnistes sont restées faibles, du fait de l’ampleur des excédents de capacités et, tout récemment, de la baisse des prix des produits de base et du rebond du taux de change. Les difficultés d’accès au crédit ont été en partie allégées grâce aux programmes d’aide à l’achat immobilier Help to Buy et de financement du crédit Funding for Lending Scheme, qui semblent avoir réussi à redynamiser les prêts aux ménages et ont permis un raffermissement de la demande de logements. Toutefois, l’offre de logements n’a pas augmenté suffisamment pour répondre à la demande. De plus, les prix de l’immobilier ont augmenté rapidement et pourraient faire peser des risques sur la stabilité financière en cas de correction brutale à la baisse. Depuis la fin de 2013, il n’est plus possible de contracter de prêts hypothécaires dans le cadre du Funding for Lending Scheme. À l’inverse, les concours nets aux entreprises ont continué de reculer, tandis que l’importance du nombre d’entreprises déficitaires pourrait indiquer que les prêts nouveaux ont été captés par des entreprises inefficientes au détriment d’entreprises jeunes et innovantes, avec d’éventuels effets négatifs sur la productivité. Le déficit budgétaire a été très sensiblement réduit depuis son niveau record atteint en 2009, mais le rythme de cette réduction a ralenti il y a peu, notamment parce que la croissance ne s’appuie pas suffisamment sur les recettes fiscales. La dette publique exprimée en proportion du PIB va sans doute continuer à croître.
Améliorer la fourniture d’infrastructures. La perception de la qualité des infrastructures est proche de la moyenne de l’OCDE, si bien qu’il reste une marge d’amélioration de la productivité et du bien-être des citoyens. Les autorités tentent de remédier au problème du niveau historiquement insuffisant des dépenses d’infrastructures dans un contexte de contraintes budgétaires sévères, mais un accroissement des dépenses privées dans les infrastructures reste nécessaire. Les difficultés rencontrées pour attirer les investisseurs privés peuvent être attribuées en partie à l’insuffisance de la planification à long terme des infrastructures et à la longueur des processus de décision, qui sont sources d’incertitudes pour les investisseurs et auxquelles le Plan national pour les infrastructures commence à apporter des réponses. Bien que le cadre réglementaire soit robuste, l’utilisation de certaines infrastructures est inférieure à son niveau optimal du fait de phénomènes de congestion et de l’insuffisance des incitations en direction des opérateurs privés. Le cadre de financement des investissements privés dans les infrastructures pâtit également de certaines défaillances du marché comme la dispersion des investisseurs institutionnels. En revanche, les autorités progressent dans l’encouragement des investissements en infrastructures vertes.
Garantir une offre durable de prêts bancaires. Le secteur bancaire du Royaume-Uni a été sévèrement touché par la crise, et d’importantes réformes d’ordre réglementaire ont été mises en oeuvre pour répondre aux facteurs menaçant la stabilité financière. Compte tenu des risques à court terme qui se font jour sur le marché du logement, les autorités ont pris d’importantes mesures de précaution pour soutenir les normes d’octroi de prêts et empêcher le nombre de ménages fortement endettés d’augmenter de manière significative. La Banque d’Angleterre a également demandé au gouvernement de pouvoir davantage plafonner les quotités de prêts et les ratios dette/revenu. Cela, les établissements bancaires sont toujours de grande taille et s’ils ne sont pas bien capitalisés, ils pourraient faire peser un risque sur l’économie. Par ailleurs, les banques continuent de réduire leurs concours nets, si bien qu’il est plus difficile aux petites et moyennes entreprises de se financer. Elles se tournent donc en partie vers d’autres fournisseurs de crédit, ce qui crée de nouvelles difficultés d’ordre réglementaire. Pour soutenir une offre de prêts viable, les autorités ont pris des mesures pour stimuler la concurrence sur le marché du crédit.

Principales recommandations

Mettre en œuvre des politiques macroéconomiques propres à assurer une reprise équilibrée
• À mesure que des tensions inflationnistes se feront jour, commencer progressivement à relever le taux directeur et, par la suite, à réduire la taille du bilan de la Banque d’Angleterre.
• Rester sur la trajectoire d’assainissement budgétaire à moyen terme tout en laissant jouer les stabilisateurs automatiques, et faire en sorte que les efforts d’assainissement soient équitablement répartis.
• Rechercher de nouveaux gains d’efficience dans la santé et l’éducation, et élargir la base d’imposition, par exemple en répartissant de manière plus équilibrée la charge de l’impôt sur le revenu et des cotisations de protection sociale entre les auto-entrepreneurs et les salariés.
Améliorer la fourniture d’infrastructures
• Continuer à profiter des avancées du Plan national pour les infrastructures pour continuer à améliorer la stratégie et la planification à long terme des infrastructures.
• Développer le recours à des partenariats public-privé (PPP) et à des garanties publiques en faveur des projets d’infrastructures financés par le secteur privé, en comptabilisant les actifs et passifs correspondants dans les comptes budgétaires de l’État. Mieux mettre à la disposition des investisseurs et des citoyens des données comparables relatives aux garanties publiques octroyées et à la rentabilité financière et opérationnelle des projets financés dans le cadre de PPP.
• Améliorer l’utilisation du réseau routier en créant un système de péage à la charge des usagers ainsi que celle du réseau ferroviaire en favorisant l’exercice de la responsabilité d’attribution des concessions d’exploitation dans des conditions de pleine concurrence.
• Renforcer l’action de la banque d’investissement vert (Green Investment Bank, GIB) et développer d’autres aides financières ciblées pour continuer à promouvoir la mise en œuvre de technologies à faible émission de carbone qui sont pas encore viables du point de vue commercial mais pourraient le devenir à court terme.
• Évaluer les interactions entre la réforme du marché de l’électricité et les mesures déjà en place pour promouvoir le recours aux sources d’énergie renouvelables.
Garantir une offre durable de prêts bancaires
• Envisager de relever les ratios de levier pour les banques d'importance systémique mondiale afin de compléter les ratios de fonds propres pondérés en fonction des risques.
• Favoriser le développement des nouveaux prestataires de services de crédit et étendre progressivement le champ d'application des instruments réglementaires au-delà du secteur bancaire.
• Continuer de faire respecter les critères d'octroi des prêts hypothécaires. Alléger encore les contraintes réglementaires pour renforcer l'offre de logements, en particulier en procédant à un réexamen approfondi des limites des zones protégées qui se trouvent dans les ceintures vertes.
• Collecter et partager des informations relatives au crédit des entreprises, soit par le biais des agences d'évaluation du crédit, soit en confiant directement cette tâche à l'autorité de réglementation.
"

Pour accéder au rapport complet : OCDE
causonsen
 
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