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Statistique 2013 de pauvreté et d'exclusion sociale dans l'Union européenne (Eurostat)

Informations et statistiques relatives à l'Union européenne

Statistique 2013 de pauvreté et d'exclusion sociale dans l'Union européenne (Eurostat)

Messagepar voxpop » Ven 14 Nov 2014 20:17

Nous reprenons ci-après le communiqué de presse du 4 novembre 2014 d'Eurostat intitulé " Risque de pauvreté ou d'exclusion sociale dans l'UE28. Plus de 120 millions de personnes menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale en 2013. Soit près d’une personne sur quatre dans l'UE dans cette situation. "

" En 2013, 122,6 millions de personnes, soit 24,5% de la population, dans l’UE (1) étaient menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale. Cela signifie que ces personnes étaient affectées par au moins une des trois conditions suivantes: en risque de pauvreté après transferts sociaux (2) (pauvreté monétaire), en situation de privation matérielle sévère (2) ou vivant dans des ménages à très faible intensité de travail (2). La proportion de personnes menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale dans l’UE28 en 2013 (24,5%) a légèrement baissé par rapport à 2012 (24,8%), mais est supérieure à celle enregistrée en 2008 (23,8%). La réduction du nombre de personnes confrontées dans l'UE au risque de pauvreté ou d'exclusion sociale est l’un des objectifs clés de la stratégie Europe 20203.
Ces données sont publiées par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne, et sont basées sur les données de l’enquête sur le revenu et les conditions de vie UE-SILC4.

En 2013, plus d’un tiers de la population était menacée de pauvreté ou d’exclusion sociale dans cinq États membres : en Bulgarie (48,0%), en Roumanie (40,4%), en Grèce (35,7%), en Lettonie (35,1%) et en Hongrie (33,5%). À l’inverse, les taux les plus faibles de personnes étant en risque de pauvreté ou d’exclusion sociale ont été enregistrés en République tchèque (14,6%), aux Pays-Bas (15,9%), en Finlande (16,0%) et en Suède (16,4%).
Parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles, le taux de risque de pauvreté ou d’exclusion social a augmenté entre 2008 et 2013 dans la plupart des États membres, les seules baisses ayant été enregistrées en Pologne (de 30,5% en 2008 à 25,8% en 2013), en Roumanie (de 44,2% à 40,4%), en Autriche (de 20.6% à 18.8%), en Finlande (de 17,4% à 16,0%), en Slovaquie (de 20,6% à 19,8%), en République tchèque (de 15,3% à 14,6%) ainsi qu’en France (de 18,5% à 18,1%), tandis que le taux est resté stable en Belgique.

Si l'on observe séparément chacun des trois éléments définissant le risque de pauvreté ou d'exclusion sociale, on observe que 16,7% de la population de l’UE28 en 2013 était en risque de pauvreté après prise en compte des transferts sociaux, c'est-à-dire que leur revenu disponible était en-dessous du seuil national de risque de
pauvreté (2). La proportion de personnes menacées de pauvreté monétaire dans l’UE28 en 2013 (16,7%) a diminué par rapport à 2012 (16,9%) mais a légèrement augmenté comparée à 2008 (16,6%). Il convient de noter que le taux de risque de pauvreté monétaire est une mesure relative de la pauvreté et que le seuil de pauvreté varie considérablement selon les États membres. Il évolue également dans le temps: en raison de la crise économique, le seuil a diminué au cours des dernières années dans un certain nombre d'États membres. En 2013, plus de 20% de la population était menacée de pauvreté monétaire en Grèce (23,1%), en Roumanie (22,4%), en Bulgarie (21,0%), en Lituanie (20,6%) et en Espagne (20,4%). Les taux les plus faibles ont été observés en République tchèque (8,6%) ainsi qu’aux Pays-Bas (10,4%). Par rapport à 2008, la proportion de personnes étant en risque de pauvreté monétaire a augmenté (sur la base des données UE-SILC) dans seize États membres et a diminué dans dix autres.

Dans l’UE28 en 2013, 9,6% de la population était en situation de privation matérielle sévère, ce qui signifie que leurs conditions de vie étaient limitées par un manque de ressources, comme par exemple le fait de ne pas être en mesure de régler leurs factures, de chauffer correctement leur logement ou de prendre une semaine de vacances en dehors de leur domicile (2). La proportion de personnes en situation de privation matérielle sévère dans l’UE28 en 2013 (9,6%) a diminué par rapport à 2012 (9,9%) mais est toujours supérieure à celle constatée en 2008 (8,5%).
La proportion de personnes en situation de privation matérielle sévère en 2013 différait fortement selon les États membres, s’échelonnant entre plus d’un quart de la population en Bulgarie (43,0%), en Roumanie (28,5%) et en Hongrie (26,8%) et moins de 5% de la population en Suède (1,4%), au Luxembourg (1,8%), aux Pays-Bas ainsi qu’en Finlande (2,5% chacun), au Danemark (3,8%) et en Autriche (4,2%). Par rapport à 2008, la proportion de personnes en situation de privation matérielle sévère a augmenté dans quinze États membres, est restée stable en Slovénie ainsi qu’en Suède et a diminué dans neuf autres États membres.

Concernant l'indicateur de faible intensité de travail, 10,7% de la population âgée de 0 à 59 ans dans l’UE28 vivait dans des ménages où les adultes avaient utilisé moins de 20% de leur potentiel total de travail au cours de l'année passée2. Cette proportion n’a pas cessé d’augmenter dans l’UE28 depuis 2008. En 2013, la Grèce (18,2%), la Croatie (15,9%), l’Espagne (15,7%), la Belgique (14,0%) et le Royaume-Uni (13,2%) affichaient les plus fortes proportions de personnes vivant dans des ménages à très faible intensité de travail, et la Roumanie (6,4%), le Luxembourg (6,6%), la République tchèque (6,9%), la Suède (7,1%) et la Pologne (7,2%) les plus faibles. Par rapport à 2008, la proportion de personnes âgées de 0 à 59 ans vivant dans des ménages à très faible intensité de travail a augmenté dans quasiment tous les États membres, excepté en Roumanie (de 8,3% en 2008 à 6,4% en 2013), en Allemagne (de 11,7% à 9,9%), en France (de 8,8% à 7,9%), en Pologne (de 8,0% à 7,2%) et en République tchèque (de 7,2% à 6,9%).

(1). Données UE27 pour 2008 et 2009, données UE28 pour 2010, 2011, 2012 et 2013.

(2). Les personnes à risque de pauvreté sont celles vivant dans un ménage disposant d'un revenu disponible équivalent adulte inférieur au seuil de pauvreté qui est fixé à 60% du revenu disponible équivalent-adulte médian national (après transferts sociaux). Le revenu équivalent-adulte est calculé en divisant le revenu total du ménage par sa taille, déterminée par l'application des pondérations suivantes: 1,0 au premier adulte, 0,5 aux autres membres du ménage âgés de 14 ans ou plus et 0,3 à chaque membre du ménage âgé de moins de 14 ans.
Les personnes en situation de privation matérielle sévère ont des conditions de vie limitées par un manque de ressources et sont confrontées à la privation d'au moins 4 des 9 éléments suivants. Ils ne sont pas en mesure: 1) de payer un loyer, un prêt immobilier ou des factures courantes à temps, 2) de chauffer correctement leur domicile, 3) de faire face à des dépenses imprévues, 4) de consommer de la viande, du poisson ou un équivalent de protéines tous les deux jours, 5) de s'offrir une semaine de vacances en dehors de leur domicile, 6) de posséder une voiture personnelle, 7) un lave-linge , 8) un téléviseur couleur, ou 9) un téléphone (y compris un téléphone portable).
Les personnes vivant dans des ménages à très faible intensité de travail sont les personnes âgées de 0 à 59 ans vivant dans des ménages dans lesquels les adultes (âgés entre 18 et 59 ans) ont utilisé en moyenne moins de 20% de leur potentiel total de travail au cours de l'année passée. Les étudiants sont exclus.
Le nombre total de personnes à risque de pauvreté ou d'exclusion sociale est inférieur à la somme des personnes comptabilisées dans chacune des trois formes de pauvreté ou d'exclusion sociale, car certaines personnes sont affectées simultanément par plus d'une de ces formes.

(3). Pour de plus amples informations sur la stratégie Europe 2020: http://ec.europa.eu/europe2020/index_en.htm.

(4). L'enquête UE-SILC est la source de référence de l'UE pour les statistiques comparatives sur la distribution des revenus, la pauvreté et les conditions de vie. De plus amples informations se trouvent sur le site web d'Eurostat : http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal ... troduction.
La population de référence comprend l'ensemble des ménages privés et de leurs membres actuels résidant sur le territoire d’un État membre donné à la date de la collecte des données. De façon générale, sont exclues de la population cible les personnes vivant dans des ménages collectifs et dans des institutions, ainsi que celles vivant dans des zones réduites et éloignées du territoire national ne représentant pas plus de 2% de la population nationale.
"

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