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RME - Groupe Eiffel Europe (fiche synthétique)

Description synthétique de chaque mouvement. Commentaires éventuels par les animateurs du mouvement

RME - Groupe Eiffel Europe (fiche synthétique)

Messagepar gerald » Ven 18 Avr 2014 20:10

Groupe Eiffel Europe

Date de création : février 2014

Couverture : la première ambition est de susciter une prise de conscience en France, mais également de lancer un appel au delà, en particulier en direction de l’Allemagne ; le groupe dit partager l’essentiel du diagnostic du groupe Glienicker allemand

Site internet : http://www.groupe-eiffel.eu/

Objectifs : bâtir une communauté politique, démocratique à partir la zone euro, ouverte sur les autres pays européens et sur le monde

Créateurs et principaux animateurs : le groupe réunit 12 personnalités françaises d’horizons différents, pour la plupart quadragénaires : Etienne Pflimlin (ex-magistrat de la Cour des Comptes, ex-Président du Crédit Mutuel), Sylvie Goulard (députée européenne), Jean-Louis Bianco (ancien ministre, député), Agnès Bénassy-Quéré et Laurence Boone (économistes), Denis Simonneau (diplomate, membre du Comité Exécutif de GDF-SUEZ), Yves Bertoncini (Directeur de Notre Europe-Institut Jacques Delors), Carole Ulmer (Directrice des Etudes de Confrontations Europe), Rostane Mehdi (juriste, chercheur au CNRS), Shahin Vallée (conseiller économique de Herman von Rompuy - Président du Conseil européen), André Loesekrug-Dietri (Président d’A CAPITAL - fonds d’investissement entre l’Europe et l’Asie), Bertrand Dumont (ancien conseiller pour les questions européennes et internationales de la Ministre de Finances Christine Lagarde)

Financé et soutenu par : données non disponibles

Activités : pour le moment, la production principale de ce très jeune groupe est une déclaration intitulée « Pour une Communauté politique de l’Euro ».

Le document analyse d’abord rapidement les difficultés actuelles de la zone euro. La crise est plus qu’une mauvaise passe conjoncturelle, elle nous amène à nous interroger sur l’Europe, qui doit mieux s’intégrer à la croissance mondiale et retrouver une dynamique créative, scientifique, entrepreneuriale. Tourner le dos à l’Europe serait anachronique aujourd’hui, suicidaire demain, car d’ici 20 ou 30 ans, plus aucun pays européen ne siégera au G8. Veiller à ce que l’Europe fasse entendre sa voix est le moyen de faire vivre les choix de société chers aux Européens (égalité homme/femme, accès à l’éducation et la sécurité sociale pour tous, la préservation de l’environnement) et qui les rapprochent beaucoup plus que ce qui les sépare. Personne n’est capable de calculer le coût de l’abandon de l’euro, mais de l’avis des auteurs, il serait terriblement élevé.

De l’impasse actuelle ils suggèrent de sortir par le haut en construisant une Communauté politique de l’euro. L’exigence de compétitivité signifie trop souvent un nivellement par le bas. Sans remettre en cause l’engagement mutuel de saine gestion des finances publiques, la Communauté se dotera d’instruments pour amortir les aléas de la conjoncture (un système d’allocations chômage communautaire ainsi que des politiques encourageant la mobilité, et une harmonisation partielle des marchés du travail). La lutte contre les inégalités et l’exclusion, la valorisation des êtres humains par l’éducation et la formation ainsi que l’encouragement à l’innovation seront des priorités communautaires. Seront menées des politiques d’investissement tournées vers le long terme dans des domaines où les actions nationales seraient moins efficaces (transition énergétique, réseaux numériques, de transport et d’énergie, recherche au service de l’industrie et l’agriculture). La Communauté aura vocation à exercer une représentation externe économique, diplomatique, voire de défense, car face aux USA et la Chine une puissance telle que l’Europe ne peut se désintéresser de l’avenir de la planète.

Alors que la structure actuelle de la zone euro manque de légitimité, la Communauté devra offrir les garanties démocratiques les plus élevées. L’élection d’une assemblée par les Européens des pays membres votant le même jour selon les mêmes modalités, sera suivie par la mise en place d’un gouvernement, dont le contrôle sera assuré en continu par l’assemblée. Pour éviter les duplications, cette assemblée pourra être composée de députés siégeant également au Parlement européen à 28 membres. Les Etats membres de la Communauté conserveront des responsabilités propres selon une définition claire des compétences plutôt que celle de la « subsidiarité » mal définie actuelle.

Le budget de la Communauté devra être alimenté par des ressources propres pour éviter les débats contre-productifs sur le « juste retour ». Ce sera l’occasion de procéder à une certaine harmonisation fiscale.

Les auteurs considèrent que la France, située culturellement sur la fracture nord/sud entre les membres de la zone euro, aurait un rôle particulier à jouer dans la restructuration décrite. Mais pour cela il faudrait (a) qu’elle abandonne les illusions qui ont poussé les responsables de tous bords à dédaigner les offres allemandes d’union politique (1994 & 2000), (b) qu’elle affronte la question de sa place dans un monde ouvert : il est légitime de défendre son modèle social, mais la meilleure protection réside dans la qualité de l’éducation et la formation, ainsi que dans la créativité des entreprises, (c) qu’elle redevienne une force de proposition positive ; en faisant partie de la zone euro elle a déjà accepté de partager sa souveraineté et il n’y a pas de raison de craindre une discussion y compris sur le fédéralisme.

Orientations : groupe pluraliste, non partisan où chaque membre s’exprime à titre personnel.
gerald
 
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