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Une intéressante mise au point sur la nécessaire séparation entre les activités de banque commerciale et de banque de marché

Pour essayer d'y voir plus clair sur les mécanismes financiers et spéculatifs qui sont à l'oeuvre

Une intéressante mise au point sur la nécessaire séparation entre les activités de banque commerciale et de banque de marché

Messagepar pierre » Mer 12 Fév 2014 16:26

« Séparer les fonctions de nos banques est une nécessité », telle est l'opinion émise ce jour (12 février 2014), sur Le Monde.fr, par Jean-Luc Gaffard (Professeur d'économie à l'université de Nice), Henri Sterdyniak (Economiste à l'OFCE) et Jean-Paul Pollin (Agrégé d'économie à l'université d'Orléans).

L'article commence comme suit :
" On a fait grand cas en France de l'accord sur l'union bancaire européenne (UBE) dans lequel le commissaire européen, Michel Barnier, s'est investi. Cet accord a été présenté comme le moyen de restaurer la solidité des systèmes bancaires dans la zone euro. Mais plus encore le gouvernement français y a vu un progrès et un pas significatif vers le grand saut fédéral.
Pourtant ce même gouvernement s'engage aujourd'hui dans une bataille contre un projet complémentaire, également porté par M. Barnier : une réforme structurelle du secteur bancaire passant par la séparation entre les activités de banque commerciale et celles de banque de marché.
Or cette attitude comporte une double contradiction : d'une part, elle renie les intentions affichées par la loi bancaire française, votée en 2013, qui était censée mettre en œuvre cette séparation, une des promesses de campagne du président élu, d'autre part, elle s'oppose à un texte qui est un complément indispensable de l'UBE.
"

Pour une fois qu'un Commissaire européen, français de surcroît, ne se fait pas l'auxiliaire de l'ultralibéralisme, le gouvernement français aurait pu lui emboîter le pas !
Tel n'est pas le cas.

Pour lire la totalité de l'article, qui comporte des liens vers d'autres sources intéressantes : Le Monde.fr
pierre
 
Messages: 161
Enregistré le: Dim 18 Sep 2011 15:58

Re: Une intéressante mise au point sur la nécessaire séparation entre les activités de banque commerciale et de banque de marché

Messagepar scripta manent » Sam 10 Mai 2014 10:36

Gaël Giraud s'exprime une nouvelle fois avec pugnacité dans la préface du livre " Mon amie c'est la finance ! ", écrit par Adrien de Tricornot, Mathias Thépot et Franck Dedieu, sur cette question de la séparation des activités bancaires.

Selon Le Monde.fr du 5 mai 2014 :
" Les 544 jours qui n'ébranlèrent pas les banques
Le 18 juillet 2013, le Parlement a adopté la loi dite de « séparation et de régulation des activités bancaires ». La rapporteure du projet de loi à l'époque, la députée PS Karine Berger, expliquait alors qu'il « était plus que temps de remettre la finance au service de l'économie. La France vient de se munir d'une loi qui sera un instrument puissant au service de cet objectif », car « afin de protéger les dépôts et de limiter le risque systémique, la loi prévoit d'isoler les activités spéculatives dans des filiales ad hoc aussi étanches que si elles étaient des établissements distincts ». Mensonges, s'exclame Gaël Giraud dans la préface du livre Mon amie c'est la finance !, écrit par Adrien de Tricornot, Mathias Thépot et Franck Dedieu, respectivement journalistes au Monde, à La Tribune et à L'Expansion, qui évoque les effets pervers de cette pseudo-loi de séparation.
Pourtant, tout avait bien commencé, rappelle le trio, avec le discours du candidat à la présidentielle François Hollande, au Bourget, le 22 janvier 2012, lorsqu'il avait identifié son « adversaire » : « le monde de la finance ».
Et pourquoi les « quatre mégabanques françaises » actuelles sont-elles si attachées au mélange des genres ? Parce que l'activité de crédit-dépôt leur fournit l'essentiel des revenus qui financent les mégasalaires de leurs dirigeants.
Et de constater l'action du mégalobby bancaire français qui « reste à la merci de la moindre panique sur les marchés » (sans avoir tiré de leçon des crises de 2008-2011)… et dont le coût en reviendrait au contribuable français.
Gaël Giraud explique tout cela par le fait qu'il n'existe plus ou pas en France de cloison étanche entre les hautes finances, publique et privée. Tous sont issus du même moule, ce qui conduit à la complaisance, un mépris pour l'Etat incompétent et une exaltation du capitalisme privé…
"

Sur ce thème du discrédit de l'Etat : De l'Etat souverain à l'Etat soumis
scripta manent
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