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Grèce : responsables et boucs émissaires

Données et opinions relatives à la Grèce

Grèce : responsables et boucs émissaires

Messagepar scripta manent » Sam 25 Fév 2012 18:17

24 février 2012
Blog de Benoît Vitkine sur Le Monde.fr

" Responsables et boucs émissaires

Patras, le pont sur le golfe de Corinthe et les montagnes de Grèce centrale
Trouver les coupables, établir les responsabilités. Comprendre les origines de la crise violente, humiliante, qui frappe la Grèce et appauvrit ses habitants. Ces questions sont apparues en filigrane de cette semaine de reportages à Patras : dans nos entretiens avec les différentes personnes rencontrées, mais aussi dans vos commentaires.
Il ne s’agit pas ici d’apporter de réponse définitive ou unique, mais de recenser les différentes opinions que l’on peut entendre à Patras. Elles sont le plus souvent exprimées spontanément, avec pour résultat que les tenants des théories les plus iconoclastes, plus prompts et plus virulents à les exposer, sont les plus audibles.

La plus "iconoclaste" de ces théories est certainement celle que nous a présentée dès notre arrivée Georges Roros, président de l’association des commerçants de Patras : "Angela Merkel utilise Lucas Papadémos, qui n’est pas légitime et n’a pas été élu, pour détruire la Grèce." Le but de la chancelière allemande ? "Investir ensuite à bas prix dans les infrastructures grecques et récupérer ses richesses naturelles", comme les réserves de pétrole du golfe de Patras.
Autre variante, Mme Merkel chercherait plus simplement à "dominer l’Europe, en commençant pas nous, les plus faibles", comme nous l’a affirmé Nikolaos Kolliopoulos, dirigeant local du parti nationaliste LAOS.
Nombre de personnes rencontrées (un gros tiers de celles s'exprimant spontanément) avancent des théories similaires, qui laissent entendre non seulement que l’Allemagne profite de la crise, mais qu’elle l’a délibérément provoquée. La chancelière allemande est la plus visée par ces accusations, mais Nicolas Sarkozy n’est pas oublié, ou "les Européens" en général. Hara Giannoutsou, une chef d’entreprise qui a fait faillite, s’interroge ainsi : "La Grèce est au centre d’un grand jeu : quels intérêts ont les autres pays européens dans cette situation ?"

Les plans d’austérité demandés à Athènes par la Troïka – UE, BCE, FMI – sont évidemment eux aussi désignés, pas tant comme déclencheurs de la crise que comme aggravateurs. Là encore, une part d’intentionnalité est parfois évoquée : "La Grèce est devenue un cobaye", nous a dit le leader syndical Ioannis Souvaliotis. Les banques, elles, sont unanimement accusées d’avoir proposé à tout-va des crédits pendant les années fastes qui ont précédé la crise, puis d’avoir coupé les financements des entreprises dès les premières difficultés.

Unanimité également contre les politiciens d’Athènes : des "traitres", pour Georges Roros, des "nazis", selon Andreas Chrisikopoulos, un autre entrepreneur ruiné. Nikos Sifados, du quotidien local Peloponnisos, résume le sentiment de la quasi totalité de la population : "Les premiers responsables sont les hommes politiques, qui ont caché la situation."

Konstantin Assimakopoulos, psychiatre à l’hôpital universitaire, interprète cette tentation de chercher des responsabilités "extérieures" comme un moyen d’"expliquer l’inexplicable" : "Le choc subi est incompréhensible pour beaucoup de gens, et ne pas s’interroger sur ses propres responsabilités permet d’atténuer ce choc", dit le psychiatre.

De nombreuses personnes rencontrées estiment toutefois que les citoyens grecs, en vivant au-dessus de leurs moyens, ont une part de responsabilité dans le déclenchement de la crise. Un sentiment que Konstantin Assimakopoulos résume par la formule : "Nous avons collectivement vécu un rêve ; on a cru que l’on pouvait vire comme en Europe."
Elias Lampropoulos, un jeune homme religieux qui s’apprête à émigrer aux Etats-Unis, place cette responsabilité sur un plan moral : "Les Grecs doivent retrouver leur capacité à faire des choses, à bâtir. Ces dernières décennies, le malin était celui qui ne payait pas ses impôts…" "


Les commentaires valent aussi d'être lus :

L’Allemagne est indéniablement un des grands responsables de la crise provoquée en Grèce, tout comme elle a été un des principaux responsables des guerres en ex-Yougoslavie, ne vous en déplaise… Les Grecs se rendent compte, mais un peu tard, que l’Allemagne et l’Europe ne leur apporteront aucune aide. Les pauvres petits membres de « l’Union » doivent, au contraire, les compter parmi leurs grands prédateurs.
Xavier L

Arrêtons un peu les idioties de ce type !!!!!
L’Allemagne n’est pas responsable de la situation grecque enfin !!!!
Les différents gouvernements grecs ont beaucoup trop utilisés l’emprunt comme moyen de financement du bugdet de fonctionnement du pays.
Comme dans beaucoup de pays, les gouvernements se sont concentrés sur leur (ré-)élection à leur poste, promettant beaucoup plus qu’ils n’auraient du le faire.
Un gouvernement responsable ne peut tout simplement pas comme cela a été longtemps fait promettre de baissé les impôts tout en maintenant les dépenses au même niveau.
Cela a déjà été dit :
Le gouvernement grec a beaucoup emprunter sur les marchés pour financé son économie.
Le tord de l’europe dans cette affaire, c’est d’avoir volontairement fermer les yeux pendant des années sur la dérive financière du pays.
Croyant que le pays prendrait des mesures pour rétablir plus tard la situation mais que pour l’instant ca pouvait aller car ils se mettaient (le peuple grec) au même niveau de développement que les autres pays d’europe.
Sauf que la première crise financière bancaire a fait prendre conscience au monde financier qu’on ne pouvait pas vivre entièrement à crédit.
Ce qui est vrai pour un ménage ou pour une entreprise est aussi vrai pour un état.
Il ne peut pas vivre éternellement à crédit, empruntant tout le temps pour remboursé quand au final il n’y a aucune perspective pour que la situation s’améliore…
Et la grèce est malheureusement arrivée à ce point d’endettement…
Elle a crue que son entrée dans l’union européenne ferait que personne n’irait douté de sa capacité d’emprunt, sauf que c’est maintenant le cas…
De l’autre, tous les pays européens n’ont pas joués le jeu de l’union, qui a toujours été de limité son endettement public à un niveau raisonnable.
Seuls quelques pays ont respectés leur engagement. Et maintenant, ils passent pour les méchants alors que ce sont eux les plus respectueux de leur engagement…
fanchb29

Monsieur Vitkine,
Je voulais simplement vous dire merci pour ce travail sur le terrain que vous avez effectué en Grèce. Il y aurait encore beaucoup de choses à dire à propos de ce pays à la fois magnifique et tragique .
Vous avez levé un coin du voile, et j’espère qu’à travers vos articles, nos compatriotes français (et d’autres pays !) jugeront moins sévèrement les Grecs.
Lorsque je suis rentré en France pour les vacances de Noël, tous mes amis Grecs – sans exception – m’ont demandé de transmettre le message suivant , que je retranscris tel quel : « Dis-leur aux Français que nous les Grecs, ne sommes pas un peuple de paresseux. Nous travaillons comme tous les autres peuples. »
J’espère sincèrement que vous reprendrez ce travail journalistique en Grèce, bientôt, qui sait ?
Stereon

Les grecs ne sont pas des paresseux, mais ils ont fait de mauvais choix: économiques, sociaux et politiques.
Helvète

C’est pour cela que la crise grecque a un aspect utile: quand le pic pétrolier sera un lointain souvenir, c’est à dire quand il n’y aura plus de pétrole, que la fête sera finie, que Bolloré dérivera sans équipage sur son yacht rouillé, que restera-t’il de nous qu’un parthénon en ruine et quelques bergers ? Pardon, un bref instant de fatigue, une hallucination, encore la faute aux neurotoxiques Servier…
Charles-Hubert de Girondiac

Pourquoi ne rien dire sur le vide fiscal ? pourquoi gémir sur le sort d’un peuple qui n’a jamais exigé plus de justice et d’éthique dans le système fiscal ? pourquoi ne rien dire sur l’irresponsabilité des journalistes , des politiques, des artistes ? pourquoi vouloir que ceux de dehors soient les grands responsables du sort d’un pays qui depuis déjà trop longtemps vit largement au dessus de ses moyens et qui n’a rien fait pour que la fiscalité soit un élément régulateur des écarts , des abus,des passes droits ? ou tout le monde y avait un intérêt personnel individuel ??
Ne soyons pas des espéces d’animal bien pensant …..car nous aussi avec cette attitude nous portons notre part de responsabilité ….
thierry

Ce que nous vivons n’est que le déroulement d’un plan visant à réduire à l’esclavage l’ensemble des peuples de la Terre par les banquiers (Rothschild, Rockefeller et quelques autres)
Étape 1: Privatiser la création d’argent public (Loi de 73)
Conséquences -> Le budget est miné par le remboursement de la Dette. Ils ré-empruntent pour rembourser les intérêts donc la dette augmente, et les intérêts suivants seront encore plus élevés -> cercle vicieux (vertueux pour les banquiers)
Etape 2: Généraliser ce système au monde entier, de manière à créer une dette inextinguible pour l’ensemble des États (Crise de renflouement des banques, subprimes, etc…
Conséquences -> Je vais vous prendre un exemple réel: la « solidarité xD » européenne vis à vis de la Grèce. 95% de l’argent public généreusement distribués par Bruxelles à Athènes et qui provient donc de nos impôts servent à… payer les intérêts de la Dette. Les banquiers sont des diables… aux anges.
Étape 3: Nous sommes dans la transition actuellement. Cette situation injuste mène à l’appauvrissement généralisé des populations qui se révoltent. Ceci entraine un climat de désordre social et de chaos.
Ils se serviront de ce chaos pour « renforcer » l’Europe à savoir le fédéralisme européen, passage obligatoire pour créer une gouvernance mondiale « voir blog d’Attila, heu… Attali »
Étape 4: Avec cette gouvernance mondiale, ils créeront une monnaie unique mondiale, qui n’est ni plus ni moins que le droit de vie ou de mort par ceux qui tiendront la banque centrale mondiale. En effet, ils prêteront de l’argent à intérêt selon leurs envies.
Exemple: Imaginons qu’ils prêtent 100000 à 2%. Il y a donc 100000 en circulation mais on leur doit 102000. 2000 qui n’existent pas. Ils créeront ainsi un montant de dette égal ou supérieur à l’ensemble des biens matériels et immatériels de la Terre puis couperont les robinets, et réduiront ainsi à l’état d’esclavage les peuples du monde. Ils seront ainsi propriétaire de l’ensemble des biens de la Terre et contrôleront l’unique monnaie. Ils seront les maîtres du monde.
Sravin

J’irai même plus loin, ils sont déjà les maîtres du monde. Mais de manière un peu trop compliquée en effet. Et tout en réduisant les peuples en esclavage (ce qui déjà fait en partie si l’on veut bien voir les choses en face), ils finiront d’abattre les plus faibles parmi les puissants, pour garder le monopole à quelques uns. Comme le confessait le milliardaire Warren Buffet lui-même au New York Times en 2006 : « La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter »…
Olivier

Vos arguments me font penser aux seigneurs du moyen âge qui disaient que la France était trop vaste pour être gouvernée par un seul pouvoir, que la bonne taille était celle des comtés et des baronnies. La disparition des frontières régionales a montré la fin des guerres régionales, la fin des nombreuses taxes sur la circulation des marchandises.
Aujourd’hui c’est la même situation pour l’ Europe et bientôt pour le monde. Le nationalisme est la cause de toutes les guerres avec les religions.
La France est maintenant plus petite qu’un département Français au 18ème siècle en raison de la rapidité des transports, et la France plus petites que le monde.
Alors ou est le mal d’une gouvernance mondiale par rapport a un gouvernance nationale?
Mayo

Ce n’est pas parce que nous condamnons un système actuel que nous regrettons les systèmes passés. Libre aux esprits étroits de se condamner au manichéisme. Entre une seigneurie locale ou une seigneurie mondiale je n’ai effectivement pas envie de choisir.
Cela dit je reconnais au moins aux dominations du Moyen-Âge d’être plus facilement « saisissables », dans le sens où l’on pouvait mettre un visage sur le puissant, c’est ainsi que les aristocrates ont fini par perdre la tête (bien après le Moyen-Âge certes…). La grande bourgeoisie a été plus maline en avançant sous le masque du peuple (dont elle est pourtant bien loin de partager les conditions de vie).
La liberté se situe probablement dans une troisième voie ou une quatrième, etc. Bref, ne tournons pas en rond sur les mêmes idées, inventons!
Ce n’est pas le peuple qui entretient les guerres, mais bien les seigneurs de guerre justement. Rien ne nous empêche de revenir par exemple à des systèmes plus régionaux sans pour autant se choisir un chef sanguinaire… Et puis entre nous, je ne vois pas en quoi les dirigeants actuels sont plus pacifiques que leurs équivalents moyenâgeux, allez donc demander aux Afghans, aux Géorgiens, aux Tchétchènes, aux Irakiens, aux Rwandais…
Olivier

Bravo pour votre blog, très bien écrit et riche d’informations de première main sur la situation en Grèce, et l’état d’esprit des grecs.
Je comprends leur désarroi, mais je trouve que vous avez un point de vue trop systématiquement « empathique ». Les grecs pendant des années n’ont pas voulu voir la réalité en face, et ils ont été nécessairement un peu complices des abus qui ont créé la situation actuelle. Ex (en anglais) sur les fraudes dans les cooperatives d’olive en Crète ou sur les chemins de fer (salaire d’un conduteur 130000 $) http://www.nytimes.com/2009/12/28/world ... =cse&scp=2 ou http://www.nytimes.com/2010/07/21/busin ... ads&st=cse
Tout cela dit sans aucun esprit dépréciateur -ne serait-ce que parce que je crains qu’on se précipite sur la même voie en France.
Bruno

Français d’origine grecque, et ayant vécu jusqu’à mes 18 ans à Athènes je pense connaître ce pays. La Grèce moderne est profondément anti-occidentale tout en étant fascinée par l’Occident. Culturellement bien plus proche des Balkans et de la Turquie, qu’elle méprise. Je crains que les pires clichés anti-grecs ne soient justifiés : le « fakelaki » (bakchich) perdure de nos jours à l’administration et aux hôpitaux. (Mon père qui s’est fait opérer lundi dernier a été très surpris du fait que son chirurgien l’ait refusé)
Dans la fonction publique, il existait, jusqu’au début de la crise, des primes pour arriver à l’heure le matin, entre autres. Un membre de ma famille proche qui était fonctionnaire me disait récemment qu’il était tout à fait habituel de quitter le bureau le matin pour aller chez le coiffeur ou pour boire un café.
Ce surréalisme au pouvoir a évidemment de quoi exaspérer la troïka et les européens en général. A titre personnel, je trouve les théories du complot proférées en Grèce même par des personnalités connues (celle de Mikis Théodorakis à propos du pétrole en mer Egée convoité par les européens) encore plus exaspérantes.
Mais la question est la suivante : pour répondre à la « culpabilité » évidente de ce pays devons-nous choisir la « peine de mort » ? Réduire le smic de 22% est absolument inacceptable et a déjà conduit la Grèce à une crise sociale sans précédent.
Dionysios Dervis-Bournias

Je trouve cette formule à la fois belle et tragique : « Nous avons collectivement vécu un rêve ; on a cru que l’on pouvait vire comme en Europe. »
J’ai vu le changement ces dernières décennies au Portugal, l’argent de l’Europe a servi a créer de trop nombreuses infrastructures, biens supérieures aux besoins réels du pays. Conséquences, des autoroutes flambant neuves sont vides. L’ Alqueva, un grand barrage, la plus grande retenue d’eau artificielle d’ Europe qui cherche encore à justifier son existence.
En Espagne, des routes nationales à 4 voies suivent le même parcours que les autoroutes, vides également. Vingt aéroports sous le seuil de rentabilité.
Rentabilité, le mot est lâché. Nous avons (nous, les parents pauvres de l’Europe) »oublié » de créer des richesses. C’est comme si une entreprise, en recevant son prêt de la Banque, utilisait cet argent pour produire d’avantage sans ce soucier de vendre sa production, d’étudier de nouveaux produits ou de conquérir de nouveaux marchés.
Il ne faut pas en vouloir aux Grecs, aux Italiens, aux Portugais et aux Espagnols et aux autres peuples, plus nombreux encore, qui sont actuellement dans la situation dans laquelle les premiers se trouvaient il y a trente ans. Tous ces citoyens Européens ont été, et sont encore heureux d’avoir eu du travail grâce à l’Europe pour envisager enfin un avenir.
Que les citoyens des pays fondateurs ne leur jettent pas la pierre, la faute en revient aux dirigeant de tous bords et de tous pays. Les uns y ont vu la facilité, les autres ont laissé faire.
La crise n’est pas le fait des citoyens, Grecs ou non, elle est la conséquence du laxisme, de la corruption, de l’ignorance et de l’égoïsme de nos dirigeants.
Si on laisse faire, certains feront.
Si moyennant finance, avantages ou par lâcheté on ferme les yeux, on aide ou on favorise, certains en profiteront.
Si on vote des lois, sans avoir étudié toutes les conséquences, certains en profiteront.
SI le seul but d’un dirigeant est de s’enrichir, il en profitera.
Et la crise n’est pas terminée, puisque certains, grands penseurs, on décidé que le seul moyen de s’en sortir est de ramener les droits du travailleur Européen au niveau du travailleur Chinois.
Il faudra donc, le temps qu’un équilibre se fasse, s’il n’y a pas rupture entre temps, que nous revoyons, tous cette fois, nos rêves à la baisse.
Il faudrait peut-être, tant que nous l’avons encore, montrer au reste du monde que nous savons utiliser intelligemment tout ce savoir faire pour lequel nous avons été formés dans nos si nombreuses écoles.
neocis

Tout à fait d’accord avec vous. j’ajouterai que le déni des grecs sur leur situation (nous n’y sommes pour rien, nous n’en avons pas profité!) n’est pas de bonne augure pour l’avenir, ni pour la Grèce, ni pour l’Europe..
laurent21

Merci également pour ce reportage qui met des visages sur ce mot Grecs tant déformé et caricaturé ces derniers temps. Les théories du complot sont très répandues en Grèce et ce sur beaucoup de sujets (attentas du 11 septembre, DSK, domination des juifs sur le monde (des livres qui seraient interdits en France pour incitation à la haine circulent impunément). Ce doit être un héritage des années de la monarchie qui complotait (et c’est sûr) pour faire et défaire les résultats des urnes. La CIA aussi en prend pour son grade avec ses responsabilités dans l’arrivée des Colonels au pouvoir en 1967 et dans la catastrophe de Chypre en 1974. Mais on peut aussi remonter jusqu’à Byzance et son successeur l’Empire ottoman (4 siècles d’occupation) où les intrigues de palais et les complots étaient monnaie courante. L’Antiquité n’est d’ailleurs pas en reste. Combien de fois des cités grecques se sont mises avec les Perses contre leur voisines et néanmoins cités rivales.
Si vous ajoutez plus récemment le drame de la perte d’Izmir en 1922 (à cause entre autres de la « Grande Discorde » car le roi était pro-allemand et le Premier Ministre Venizelos pro-anglais), la famine et la violence de l’occupation allemande ainsi que la Guerre civile, l’histoire de ce petit pays au XXe siècle a été une succession de tragédies que l’adhésion à la CEE était censée dépasser pour aller enfin vers la modernité et la prospérité promises par « l’Europe ». Cet espoir brisé 30 ans après un enrichissement sans précédent (qui était d’ailleurs la promesse européenne grâce aux fonds structurels), le peuple grec tombe de très haut et pense revenir aux années ’50 – ’70. C’est à dire hors d’Europe, quelque part entre (vrai) Tiers Monde et la périphérie sud – balkanique du continent sorte de zone indéfinissable qui n’est pas tout à fait l’Europe sans être non plus le Tiers Monde.
J’ai diffusé votre reportage « à hauteur d’homme’ (et de femme) absolument indispensable au moment où certains déshumanisent complètement ce peuple lui imposant une rédemption destructrice de la société au nom du sauvetage d’un système qui montre tous les jours ses faiblesses.
Merci pour votre travail qui rejoint celui du très beau webdocumentaire « Citizen Maria (génération 700) », devenue maintenant, Génération 550 (euros/mois) avec la baisse du SMIC : il est ici http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-mon ... 36812.html
Mano

je demande pardon aux allemands et aux francais au nom de mes amis et moi-meme, qui sommes tous (22), au moins diplomes de 3eme des universites u.s.a., du nord U.E. et de france, et qui avons travaille dans ces pays, de l’ignorance absolue d’une grande partie de la populace grecque. cette ignorance a ete encourageeet entretenue par la majorite de nos politiciens incapables, corrompus, qui attribuaient les postes de fonctionnaires (840.000) a leurs electeurs sans qu’ils soient qualifies et en dilapidants depuis 1982 les subventions de l’u.e.. ils sont si laches qu’ils n’osent meme pas avouer que ce sont eux qui nous ont reduits dans cet etat. ce n’est pas la faute a merkel mais aux politiciens qui ont permis que: les employes des impots, les ingenieurs et les medecins du public, se fassent sodoyer, les avocats, les comptables, les ingenieurs, les medecins du prive, comme les hommes d’affaires du tourisme fraudent.
manos

l’euro a été doucement remplacé par le d MARK , la BCE sous la coupe de l’allemagne le plus gros actionnaire, ainsi qu’une accpetation de mitterrand a kohl pour pouvoir arrimer la germany dans l’europe
une erreur fatale , car le DM ou euromark imposé a toutes ces economies sans convergences ni ajustements struturelles comme l’allemagne, conduisent à la ruine economique….
et tant que l’euro ou plutot le DM se dévalue pas , il n’y aura pas de solutions pour la majorité des pays de la zone euro
nervall

Le gouvernement grec a doté les membres de la communauté grecque en Albanie de retraites généreuses, alors qu’ils n’avaient jamais travaillé – et donc jamais cotisé – en Grèce, ce qui a amené maints Albanais à se déclarer Grecs pour profiter de la manne… Un exemple parmi d’autres du gaspillage des deniers publics. Angela et Nicolas ont bon dos.
Marie-Dominique Hollen

Merci pour ces témoignages saisis sur le terrain.
Mais je m’interroge: d’après le dernier sondage paru dans Le monde, seuls 10% des grecs estiment que la crise est liée aux spéculations! Même en admettant une marge d’incertitude, c’est bien peu, et pour tous ceux qui soutiennent le peuple grec, plutôt décourageant.
Annick K

Je suis toujours surpris, comme le dit le psychiatre, de la capacité de l’homme a s’attribuer les mérites de ce qui marche et s’exempter de toute responsabilité quand ça ne fonctionne pas : l’ «homo faber fortunae suae» n’existe que quand ça arrange.
Il n’y a personne assez intelligent et puissant pour mener un plan machiavélique de domination de l’univers ; les politiciens ne sont que le reflet de la société.
Les grecs ne sont pas bien plus paresseux que le reste de l’Europe, mais ils ont précède d’une courte longueur les autres (et merci aux Grecs si ça pouvait faire changer de directions aux autres avant d’en arriver là).
Chaque culture a ses particularités, ses point forts et ses points faibles qui se compensent.
Vis à vis de la rigueur et du respect des règles les Grecs ne sont pas une référence. C’est ça qui les a conduits à cette situation. Ils auront aussi, je l’espère, la capacité – plus que d’autres – à inventer de nouvelles solutions et à y croire pour s’en sortir.
Je suis italien : la situation en Italie n’est pas très différente et nous sommes certainement culturellement plus proches des grecs que des allemands. L’Italie est le pays des scandales, de mains propres et du cavalliere. Aujourd’hui c’est le pays de Mario Monti que tout le monde critique mais personne voudrait être à sa place. Comme en Grèce, dans les débats publics c’est la faute à la mondialisation et à la classe politique. Les délégations de commerçants ou de médecins crient, jurent sur leur honnêteté et affirment qu’ils n’y sont pour rien. Et pourtant l’évasion fiscale est supérieure à 50% dans ces secteurs (pas car ces catégories sont différentes des autres, simplement car c’est plus facile que quand on est salariés avec un prélèvement à la fonte …). Quel miracle statistique pour arriver à mettre dans la même salle 30 personnes qui n’ont jamais fraudé le fisc !!!
Quand on arrêtera d’accuser les autres, quand on comprendra que tout n’est pas du et gratuit et on se retroussera les manches tous ensemble la Grèce, la France, l’Italie, l’Europe redeviendront, si pas le centre économique du monde, certainement l’endroit où il fait bon vivre (ce qui n’est pas qu’une question d’argent)
Daniele

Autant le peuple grec a certainement une part de responsabilité, autant politiques et financiers en ont encore davantage…
L’Europe a été mal conçue et je ne vois plus comment on pourrait faire en sorte que tant de pays avec des trains de vies et des besoins différents puissent être soudés économiquement avec une même monnaie… Il n’y a qu’à voir comme l’Euro fort prôné par l’Allemagne met ds la panade nombre de pays… Bref, à moins de bâillonner les peuples, ce vers quoi l’on tend malheureusement…
La mondialisation, prônée par le tjs plus de croissance et de profits, présente également des limites mais seuls ceux du bas trinque donc c’est acceptable.
Carole

Bonjour,Je suis arrivé en Grèce en 1998 envoyé par mon employeur francais pour travailler avec entre autres une grosse entreprise gecque au nord d’athenes.Une des premieres particularités que j’ai remarqué est que presque tous les paysans que je voyais passaient leur temps au café à jouer au tavlis alor que des indiens travaillaient à leur place. Dans l’entreprise ou je travaillait, là
aussi le rythme de travail était vraiment très lent et la qualité plus que médiocre, en dix ans j’ai constaté une augmentation de prés de 30% du cout horaire avec en paralléle un taux de rebus du à des défauts de qualité qui etait monté à 20%.
Puis j’ai pris ma retraite(à 65 ans) alors que mes colègues grecs partaient à 55 ans avec 80% de leur dernier salaire et nous avons décidé de rester en grece avec mon épouse. Nous avons donc commencé à construire une maison avec toutes les difficultés administratives et autres que cela comporte
et finalement une fois fini nous ne regrettons pas notre choix.
Tout cela pour dire que je voudrai tempérer un peu les commentaires que je lis ce qui arrive aujourd’hui était prévisible les grecs vivaient au dessus de leurs moyens en travaillant aussi peu que possible et en payant le minimun d’impots.
Muller Georges

Il est tout de même fantastique que personne ne se rende compte que ce sont les US qui, en nous obligeant à adhérer à leurs valeurs, ont conduit à cette situation.
La presse ne relayant pas la situation réelle du monde anglo-saxon (car US comme GB sont obligés de faire tourner la planche à billet pour compenser leur faillite), les Européens se pensent seuls à être noyés dans un océan de dettes.
Pourquoi croyez-vous que les US cherchent à tout prix une guerre avec n’importe qui histoire de faire diversion..???
yvan

Il faut multiplier les témoignages de ce type ; les traduire en grec pour les faire lire par la population de ce pays pour qu’il passe de la démagogie populiste à la démocratie responsable qu’il a eu la bonne idée d’inventer.
Il faut aider les grecs à se sortir de cette situation mais ils doivent – tous sans exception – prendre leur part de responsabilité dans le naufrage.
ProduireEduquerRedistribuer

Et qui êtes vous pour leur dire qu’ils sont responsables de ce qui leur arrive?
gogo

Comment pourraient-ils ne pas l’être ? ils votent, ils lisent les journaux et ils savent compter. C’est un peu comme si vous me disiez « comment les français pouvaient-ils savoir que leur modèle social est à crédit ? ». Ben la réponse est simple, en ouvrant les yeux plutôt que se dire « jusque là tout va bien ».
wismer

Chacune des explications données ici est plausible mais insuffisante.. car ce qui se passe a des dimensions HISTORIQUES simples à comprendre si l’on regarde les mécanismes simples mais permanents qui régissent les sociétés humaines et au -delà , l’humanité..
L’Histoire est une répétition de cycles avec répétitions de naissance et de disparition de civilisations diverses, chacune laissant des traces de son existence dont on s »‘inspire pour en bâtir une nouvelle, plus adaptée.
Nous sommes à un stade où les humains ont créé une civilisation mondialisée, où les mêmes valeurs sont devenues communes à tous :
- la démocratie, inventée par Périclès…. qui a fait « école » sur la planète mais elle n’est pas « démocratique » puisque réservée aux mâles nés et vivant à Athènes…. et c’est donc Athènes qui est la première victime de la chute de la « démocratie ».
-la monnaie inventée par Alyatès et son fils Crèsus avec les pépites d’électrum du Pactole… en Mésopotamie… et c’est en Mésopotamie que Hussein a chuté, à son tour, pendant que la crise financière mondiale s’installait.
- la famille qui est naturellement la « cellule de base » du « corps social »… et cette cellule de base a dégénéré, provoqué le cancer dans le corps social, dans toutes les sociétés humaines, sous les formes les plus diverses…
Alors, pas de boucs émissaires, mais une masse humaines qiui a suivi des voies labyrinthiques jusqu’à de retrouver devant SES Minotaures qu’elle doit maintenant vaincre car elle les a identifiés.
FOURNIER

Il faudrait tout de même savoir si Lehman Brothers a maquillé les comptes de la Grèce pour l’aider à obtenir des crédits Européens ou bien pour la plonger dans une crise irréversible.
Demos

Faites taire les psychiatres sur ce genre de sujets. La culpabilisation n’amène rien à la discussion. Ce qui importe, c’est ce qui est objectif dans la crise grecque. Pas ce que pensent les psychiatres de ce qu’en pensent les grecs.
gogo

Bravo pour vos blogs.Belge vivant en Grèce j’ai fort aimé vos articles, très très proches de ce que l’on vit ici au quotidien. Je voulais simplement rajouter que les Grecs ont compris leurs erreurs et acceptent de devoir payer.Mais la note est trop salée.Et pour que la population reprenne espoir elle aura besoin que ces 5 pouvoirs(politique,économique,judiciaire,médias et Eglise) montre l’exemple en matière de corruption.Et ce défi n’est pas pret d’etre gagné.
Eric Postiaux (Thessalonique)

« Le choc subi est incompréhensible pour beaucoup de gens, et ne pas s’interroger sur ses propres responsabilités permet d’atténuer ce choc », dit le psychiatre.
Citer ainsi un psychiatre permet de laisser entendre que le peuple grec est malade et qu’il ne doit sa situation qu’à sa seule responsabilité. Non seulement il est malade mais en plus il refuse de le voir! C’est bien la preuve qu’il est pervers ce peuple grec, non…? Ceci s’appelle un sophisme, ou une preuve par l’absurde.
La vraie perversion consiste à dédouaner de toute responsabilité une banque comme Goldman Sachs qui a aidé le gouvernement à tripatouiller ses comptes, puis, tenez-vous bien, a misé sur sa faillite en bourse… Si ça ce n’est pas pervers je ne sais pas ce que c’est. Ah si, c’est peut-être le libéralisme tout simplement…
Il n’y plus seulement les manifestants grecs pour dénoncer cela, même les intellectuels français s’y mettent enfin :
Olivier

la grèce peut remercier leur dirigeant d’avoir falsifier leur compter comptable au niveau de l’u.e en donnant l’impression qu’ils étaient largement bénéficiaire , grâce à c’est magouilleurs de l’extrême leur pays est dans une situation qui rend l’Europe entière dans une impasse. Ils devraient prendre leur politiciens et les tués sur la grande place d’athène pour leur faire comprendre qu’on joue pas avec la vie de millions de gens , comme quoi de simple chiffres sur un ordinateurs peuvent détruire des vies. Et arrêter avec l’allemagne qui essaye de conquérir l’Europe après hitler , je vous signale qu’on a failli perdre la 2 guerre et que pendant un moment l’Europe était vaincu , alors soit on est trop nul , soit c’est eux qui sont trop bon allez savoir ..
Dalambic

Au lieu de développer l’économie l’argent europeen à servi à s’en mettre plein les poches. Avec le même principe que pour madoff et autres: payer non pas avec les résultats mais avec le capital.
Cela a donc surtout profité à Certains.
Les autres n’ont eu « que » la faiblesse de les élire et de croire que les miettes qu’ils recevaient provenaient d’une économie florissante.
On peut compatir. Ils ont été victimes de malfrats.
On peut accuser les banques qui en ont autant profité que la population. Comprenant le mécanisme elles auraient pu intervenir. Mais qui l’aurait accepté?
Il serait peut être temps d’éduquer les gens dés l’école à reconnaître les psychopathes manipulateurs et la technique de la chaîne.
alm

Je suis rentrée en Grèce après 38 années passées, en travaillant, en France. J’ai trouvé un pays avec un gouvernement non choisi par le peuple, un représentant de la haute finance à sa tête, un parti fasciste à son sein, le parti de droite (qui avait perdu les élections précédentes) avec un pied dans le gouvernement l’autre dans l’opposition, le parti élu (PASOK « Socialiste») gouvernant sur un programme aux antipodes de son programme électoral, sous tutelle étrangère, sous une dictature du capital grec et étranger, sous la terreur de « la réaction des marchés ». La constitution, les lois, tout est bafoué dans mon pays. On y brade les vies humaines, son sol, son espace aérien et maritime, ses fonds marins, ses plages, ses richesses minières. On se désintéresse de ses ainés et on détruit le présent et l’avenir de ses enfants. Les classes moyennes s’appauvrissent, la classe ouvrière et les retraités sont poussés au désespoir, à l’abîme. Des gens avec des pancartes « J’ai faim » et des sans abris, remplissent les rues. Les études scientifiques, statistiques officielles à l’appui, montrent une baisse énorme des mariages, des naissances, une augmentation des dépressions, des suicides. On assiste à un délitement du tissu social, la perte de son emploi, de sa maison, l’augmentation des impôts pour les plus modestes, l’exonération des plus riches, la désolation devant l’impossibilité d’aider ses enfants à grandir dignement.
Mais comment pourrait-on penser que cette situation est due à la paresse d’un peuple corrompu ? Comment accepter que le peuple grec soit humilié, insulté, accusé de tous les problèmes par ses propres dirigeants, des technocrates, des usuriers, des banquiers, des médias, des ploutocrates, les commissaires et les dirigeants des pays qui le saignent à blanc ? Si certains avaient encore des doutes et des illusions, un coup d’œil à la situation des autres pays les convaincra du contraire. L’Espagne, le Portugal, l’Italie, l’Irlande, voire la France, les USA suivent le même chemin.
Les mesures proposées, imposées, ont pour cible la baisse du coup du travail pour aujourd’hui et pour toujours, la disparition définitive des acquis sociaux, l’enrichissement des monopoles, des financiers, des spéculateurs, bref, des capitalistes. L’abîme entre l’appauvrissement des peuples et l’enrichissement des plus fortunés s’agrandit de jour en jour.
Oui, le peuple grec est responsable. Responsable d’avoir trop rêvé à un avenir meilleur dans le sein de l’Europe. Responsable d’avoir succombé aux chantages ignobles de ses gouvernements, des créanciers, de la troïka, des médias, de toutes sortes de carnassiers, aux chants des sirènes qui promettent la lune en restant dans ce même système catastrophique, de ne pas voir venir ce cataclysme, d’avoir élu des dirigeants à la botte des grands intérêts grecs et étrangers, de ne pas se révolter plus tôt, de ne pas changer de système. Oui, il est responsable de ne pas obliger les riches de payer leur part d’ impôts, accepter la spéculation de l’argent de son suer et le vol des fonds des caisses sociales, des diminution des salaires et des allocations chômage pour donner l’argent aux industriels sous prétexte de créer les emploies, ne pas imposer à ces dirigeants d’exiger la dette de l’Allemagne pour l’empreint forcé pendant la guerre et les réparations de la guerre ( chiffrés entre 80 à 500 milliards d’euros), de ne pas conduire en justice les responsables des pots de vins énormes pour ouvrir les marchés étrangers, Allemagne en tête, à leurs marchandises en trop, notamment militaires, souvent défectueuses, payer pour l’OTAN et les expéditions criminels de cet organisme, utiliser les fonds de l’état et des empreints pour l’l intérêt des banques.
Heureusement les gens commencent à bouger. Les manifestations populaires énormes, les grèves, la résistance contre les coupures d’électricité aux chômeurs, aux malades et à d’autres nécessiteux dans l’impossibilité de payer les factures exorbitantes où des impôts injustifiés très lourds, s’organisent. Les travailleurs des aciéries, de divers médias, de l’industrie, en grève depuis des mois, n’acceptent plus les licenciements abusifs, les diminutions des salaires, les conditions imposées. La solidarité populaire s’organise pour aider les grévistes, subvenir à leurs besoins dans la fierté, loin de l’aumône proposée par l’église qui offre quelques repas, une part infime de ses richesses énormes non soumises à l’impôt.
Résister, lutter de façon organisée contre ces mesures, contre cet esclavage, contre cette dette, ce gouvernement, sortir du capitalisme, construire un pays gouverné par le peuple et pour le peuple semble être la seul issue et le devoir de chacun. Les Grecs commencent à en prendre conscience. Le peuple peut entraver et stopper les sacrifices inhumains qui lui sont imposés. Les Grecs et tous les peuples peuvent vivre dignement en paix, en exploitant les ressources naturelles et le fruit du travail manuel et intellectuel fourni par l’homme depuis son apparition sur la terre. Des moyens existent pour vivre heureux. L’enfer est inventé par ceux qui exploitent le peuple, les seuls qui devraient y être envoyés.
Kyriaki Gerozissis

Je comprends que mon commentaire vous ait dérangé. Alors regardez bien votre cher système s’écrouler, moi, ça me fait plaisir.
Déjà, en 2001, je discutais avec d’autres personnes qui avaient BIEN vu le truc venir.
Le genre de réflexion que vous avez peut être volontaire ou résultant d’une intoxication par propagande et dans ce cas, vous êtes un bon pigeon de gens qui réfléchissent à votre place.
Dans l’autre cas, bon courage pour essayer de continuer à faire prendre des vessies pour des lanternes. En règle absolue, ça se retourne toujours contre l’émetteur.
yvan

QUATRAINS
Au peuple GREC… ESPAGNOL…PORTUGAIS …
Sur la terre on peut voir la plupart des humains
S’user dans le travail pour un maigre salaire,
Alors que les ROUBLARDS n’ont pas grand-chose à faire
Pour RAFLER les honneurs et l’or à pleines mains.
Nicolas Descamino
LES ACTIONNAIRES
Certains sur cette terre amassent sans effort
De l’argent, des bijoux et des choses futiles,
Mais au jour du départ ces pauvres imbéciles
Auront un bon cercueil et pas de coffre-fort.
Nicolas Descamino
Rédigé par : DESCAMINO | le 25 février 2012 à 13:09 | Répondre | Alerter |
N’est-ce pas GOLDAM SACHS qui a aidé les nantis du peuple GREC a camoufler son bilan économique pour rentrer pour celle-ci rentre dans l’EUROPE ?
SONNET
Désespérance
COMMENT ? et ou trouver dans ce monde absurde
Qui n’a plus aucune véritable valeur
Où règne GOLDMAN-SACHS ; D’abjects spéculateurs,
Qui ne pense qu’à çà ; Sans cesse se masturbe.
Contraint de vivre, dans toutes ces TURPITUDES,
Dans ce vil CLOAQUE avec ces IMPOSTEURS.
VAUTREZ dans cette lie et moult menteurs,
Charlatans, Mécréants . Sans arrêt nous pertube.
Dans ce Monde PERDU et constamment AVIDE
COMMENT ? ne pas avoir les sens et l’esprit morbide
Dessus cette terre en oubliant tout AMOUR.
Ou les SOURNOIS vivent dans maintes OPULENCES
Cernés de partout par ces infâmes VAUTOURS
Piétinant sans cesse la moindre INNOCENCE.
Nicolas Descamino
Rédigé par : DESCAMINO | le 25 février 2012 à 13:32 | Répondre | Alerter |
Et si les responsable était les Américains avec La Banque Goldman sach, qui à fortement aidé à faire coulé la grece, entrainant les autres pays dans sa chute !
Afin de tenir les européens par les testicules on paye le Hold up qui nous ont tendu ! La génération suivante gentil esclaves des dirigeants de golman sach Draghi, Papadimos, Monti, avec l’arrivé des chinois !
Non vraiment je vois pas qui est responsable ! désolé !
Les Hommes ne savent pas écrire des livres !
blueangel

Mais pourquoi donc la Grèce ne quitte-t-elle pas l’Europe, si celle-ci (dont l’Allemagne évidemment) est responsable ? Bon débarras. Tous les témoignages, y compris ceux que j’ai pu avoir en Grèce moi-même et ceux que j’ai pu lire ci-dessus montrent la responsabilité des Grecs dans leurs problèmes. Après tout, ils n’ont qu’à faire comme l’Islande, mais ça demande du courage…
Huber

Je compatis au traitement très violent auquel est soumis le peuple grec..
Mais je reste très étonné de voir que les Grecs n’évoquent que très rarement à ce propos les exonérations fiscales dont profitent les armateurs et l’église orthodoxe. Par ailleurs, que deviennent les anciens dirigeants de droite qui ont maquillé les comptes de la Grèce?
Max

@Sravin: les Rothschild, les Rockfeller…? Mais vous vivez au XIX° siècle, mon pauvre ami…
En revanche je suis étonné que personne, jamais, ne fasse allusion au gouffre des Jeux Olympiques, une folie furieuse pour les pauvres finances grecques, mais pas du tout pour certains qui se sont somptueusement enrichis par les pots de vin des marchés…
Et le Monde pourrait-il faire une enquête sérieuse, comme il sait parfois le faire, sur les puits où se sont déversés les fonds structurels accordés largement par l’U.E. depuis des années? A quoi ont-ils servis? Entendre maintenant des Grecs « éduqués » (je ne parle pas des « petits », victimes comme toujours, et intoxiqués par des mensonges qu’ils n’ont pas les moyens de débusquer) accuser l’U.E. d’étrangler leur pays, cela fait mal…
JULES
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