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Salaires et politiques salariales en France, depuis 1950

Données et opinions relatives à la France

Salaires et politiques salariales en France, depuis 1950

Messagepar causonsen » Mar 25 Sep 2012 16:44

Une nouvelle étude intéressante du Centre d'analyse stratégique (C.A.S.) : " Salaires et politiques salariales
Quelles perspectives ?
"

Le C.A.S. est un service du Premier ministre. Il n'a donc pas pour habitude de s'exprimer de façon outrancière ou véhémente.
On prendra donc d'autant plus en considération cette synthèse, qui confirme que, en France comme ailleurs, depuis la montée en puissance de l'ultralibéralisme (années 80), l'évolution des salaires n'a plus résulté d'une répartion équitable de la valeur ajoutée, ou des fruits de la croissance, mais d'une pression sur les " coûts salariaux " dans le bas de l'échelle, corollaire de la quête de compétitivité sur un marché mondial de plus en plus ouvert et dérégulé :
" En matière salariale, les Trente Glorieuses ont été synonymes de gains substantiels du pouvoir d’achat du salaire moyen. Ils ralentissent à la suite du premier choc pétrolier, mais la véritable inflexion se produit avec la “modération salariale” qui s’installe après 1982. Celle-ci ne s’est pas démentie depuis, avec pour effet un partage de la valeur ajoutée globalement moins favorable aux salariés qu’au cours des années 1950-1960. L’éventail des salaires a lui aussi varié : après s’être ouvert au cours des mêmes décennies, il se resserre à partir de 1968, notamment sous l’effet du SMIC. Mais de nouvelles disparités se font jour à compter des années 1990, avec l’installation du chômage : tassement du bas de l’échelle des salaires et progression accélérée des très hauts salaires, diversification et fragmentation des emplois (CDD, intérim, temps partiel). D’autres changements ont affecté la structure et la régulation des rémunérations. La forte croissance d’après-guerre s’appuyait sur des politiques salariales déterminées en partie par l’État et encadrées par la négociation collective de branche, redistribuant les gains de productivité au moyen d’augmentations générales et irréversibles. Elles se sont diversifiées depuis, mêlant composantes collectives, individuelles, irréversibles et variables. De nouvelles formes de régulation publiques sont apparues, visant notamment à concilier la défense de l’emploi et la préservation du pouvoir d’achat (modération du SMIC, allégement des cotisations sociales, soutiens au revenu salarial). Elles s’accompagnent d’une
régulation conventionnelle de branche moins prégnante, au profit d’une gestion salariale (négociée ou non) plus décentralisée au niveau de l’entreprise, dont l’objet n’est plus la distribution des fruits de la croissance mais l’ajustement des coûts salariaux et l’incitation à la performance.
"
On notera aussi la " progression accélérée des très hauts salaires ", encourageant les dirigeants à se faire les auxiliaires zélés ou dociles d'un actionnariat arc-bouté sur la recherche du profit à court terme.

Face à ce constat, la proposition du C.A.S est la suivante : " Instaurer une concertation sociale périodique au niveau national, dans le cadre de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC), visant à apprécier
globalement la dynamique salariale et à offrir un cadre macroéconomique pour les négociations salariales de branche et d’entreprise.
"

Affaire à suivre !

Pour accéder à l'étude complète et au site du C.A.S. / http://www.strategie.gouv.fr/content/salaires-et-politiques-salariales-quelles-perspectives-note-danalyse-283-septembre-2012
causonsen
 
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