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" Le sort de la Grèce " ... et les atermoiements des institutions européennes

Données et opinions relatives à la Grèce

" Le sort de la Grèce " ... et les atermoiements des institutions européennes

Messagepar voxpop » Lun 23 Fév 2015 20:26

Jean-François Goulon sur son blog " Questions critiques ", de Médiapart, nous livre la traduction d'un article paru dans la revue Fortune (20 février 2015) sous la signature de Shawn Tully : " Greece's fate : in Angela Merkel hands ? "

Extraits :
" L’économiste James Galbraith a récemment passé une semaine avec le ministre des finances grec Yanis Varoufakis. Il partage avec le magazine Fortune ce qu’il a appris en observant de l’intérieur la crise fiscale de cette nation.
Le sort de la Grèce se trouve-t-il entre les mains d’Angela Merkel ? Un économiste de premier plan, très lié au ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, dit que l’obstacle essentiel pour atteindre un compromis est la division dramatique au sein du gouvernement allemand : une faction exige que la Grèce adhère complètement à ses engagements antérieurs, et un autre groupe puissant défend le compromis.
« Tout dépend de Merkel », dit James Galbraith, qui a passé sept jours à la mi-février aux côtés de Varoufakis, à Bruxelles et à Athènes. « Nous avons écouté son ministre des finance, qui adopte une posture négative, et son vice-Chancelier, qui veut discuter. La personne que nous n’avons pas entendue est Merkel. Nous savons qu’elle ne s’exprime pas à moins d’y être obligée. Ils sont aussi durs que possible, ils font une concession à la dernière minute afin de pas en faire deux. »
Galbraith résume le dilemme de Merkel – et le meilleur espoir de parvenir à un accord – avec une question fondamentale : « Merkel veut-elle être la personne qui présidera à la fragmentation de la zone euro ? » (...)
Travaillant aux côtés de Varoufakis, Galbraith a pu voir de l’intérieur les manœuvres désordonnées des ministres des finances européens lors de la réunion de l’Eurogroupe qui s’est tenue le 16 février à Bruxelles. « Je suis resté avec les équipes techniques du 11 au 17, y compris la réunion de Bruxelles », dit Galbraith. « Je me trouvais dans la ‘chaufferie’ avec les Grecs, les sherpas ».
Dans la réunion à huis clos de l’Eurogroupe, Pierre Moscovici, le commissaire européen à l’économie et aux affaires financières, a présenté à Varoufakis un avant-projet de communiqué qui permettait à la Grèce de demander une extension de son accord de prêt tout en lui accordant du temps pour discuter un nouveau programme de croissance pour la Grèce. Ainsi que Varoufakis l’a déclaré à la conférence de presse après la réunion, il était prêt à signer le communiqué de Moscovici, dont il faisait l’éloge comme étant un « document excellent » et un « véritable progrès ».
Mais le chef de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, travaillait sur son propre document. « Yanis a dit, ‘J’ai un texte’, et Dijesselbloem a dit, ‘Non, voici le texte’.
Galbraith et l’équipe grecque ont alors essayé de combiner des parties des deux projets pour en faire un document acceptable pour les eux parties. « A partir de là, je me suis attaché, en compagnie d’autres personnes, à essayer de transformer l’un ou l’autre de ces textes en quelque chose qui puisse être signée. Encore une demie-heure et nous aurions pu le faire ».
Mais alors, selon Galbraith, le ministre des finances allemand, Wolfgang Schaüble, a mis un terme à la réunion. « Il disait ‘non’ » à l’élaboration d’une déclaration conjointe comme prélude à un compromis, dit Galbraith.
Pour Galbraith, le manque de coordination dans le camp européen était choquant. « J’ai longtemps travaillé pour le Congrès [des Etats-Unis] », dit-il. « Voir un corps officiel fonctionner de façon aussi brouillonne et à l’improviste, voir l’Eurogroupe et la manière de faire les choses, fut vraiment une révélation. »
Le 18 février, Varoufakis a présenté une demande officielle à l’Eurogroupe pour une extension de l’accord de prêt accordé à la Grèce. Une fois encore, les réponses divergentes ont laissé Galbraith perplexe.
« Jean-Claude Juncker [le président de la commission] a dit que c’était un bon début », dit Galbraith. Il fait également remarquer que le vice-Chancelier allemand, Sigmar Gabriel, a dit que la lettre demandant l’extension du prêt était un « point de départ » pour négocier. Mais Schaüble a contredit Gabriel, rejetant la demande comme n’étant « pas une position substantielle ».
« Je n’en croyais pas mes yeux », dit Galbraith. « C’est l’Allemagne, le gouvernement le plus puissant d’Europe ! ».
"

Pour accéder à l'article complet et aux nombreux commentaires qu'il a suscités : Médiapart
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